Web collaboratif chez Auchan en Hongrie

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Installée à Budapest, Pascale Filliat est depuis l’an dernier DRH en charge de l’accompagnement des politiques ressources humaines au sein du groupe Auchan, dans les 12 pays où le groupe est présent.

Son grand projet, déjà bien avancé, c’est le développement d’un site web qui permet aux responsables formation de partager en temps réel leurs réflexions et leurs travaux. “C’est une vraie valeur ajoutée à partir du moment où chacun est acteur et contributeur dans la communauté, explique la Française, née en Haute-Marne d’un père gendarme et d’une mère au foyer. Nous travaillons sur un projet à distance, comme la gestion des talents ou la responsabilisation des collaborateurs, il n’y a pas de nécessité de se rencontrer. C’est vraiment la conduite d’un changement d’usage, nous avons un levier sensationnel qu’il faut exploiter, nous gagnons du temps et de l’argent dans la mise en œuvre des projets.”

Entrée chez Auchan comme chef de caisse à 23 ans, en 1982, à Bordeaux, tout juste diplômée de l’ISG, l’Institut Supérieur de Gestion à Paris, après une prépa HEC, Pascale Filliat n’a jamais quitté le groupe depuis. “C’était vraiment fait pour moi : un métier dans le commerce, axé sur les hommes, et où je pouvais aussi apprendre le management, j’ai sauté sur l’occasion!”, se souvient-elle. Pascale grimpe les échelons en interne.

En 1995, elle part, avec son mari, ouvrir le premier hypermarché Auchan en Hongrie. “Nous avions juste identifié le terrain, raconte-t-elle. Nous sommes partis tous les deux d’une page blanche. Il a fallu créer une équipe, l’envoyer se former en France, faire connaître la marque et faire venir des expatriés”. 14 ans plus tard, l’entreprise a grandi : avec 12 hypermarchés en Hongrie, dont 9 à Budapest, et près de 6.000 salariés, Auchan est devenue l’une des plus importantes entreprises privées du pays. Et comme une reconnaissance pour sa mission réussie, le groupe a accepté que Pascale Filliat reste vivre là-bas, en famille, même dans ses nouvelles fonctions; elle a juste un bureau supplémentaire au siège, à Lille. “C’est une chance et un beau message, résume Pascale. Mais vu que mon métier est très international, que je parte de Paris ou de Budapest, ça n’a pas d’importance. Ne pas être en France me permet d’être en permanence à l’écoute et au contact des réalités de l’international.”

Car même avec internet, Pascale Filliat est souvent dans l’avion. Au moins une fois par an, elle vient à la rencontre de ses collègues : de la Russie à la Chine en passant par Taiwan, la Pologne, la Roumanie ou l’Ukraine… Alors le dimanche soir, pas question de sécher sa séance de tennis, «c’est important de se défouler, dit-elle, pour bien attaquer la semaine.»

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