Raid-aventure d'exception en Mongolie

A dos de cheval, à VTT ou en course à pied... Jacques Rostaing organise dans ce territoire immense du bout du monde entre la Chine et la Russie une épreuve hors du commun.

Pendant une semaine, du 26 août au 2 septembre, les concurrents du trophée Rostaing en Mongolie vont renouer avec la tradition des raids. L'événement est accessible à tous. Le trophée, à la fois course d'orietation et expérience de vie, se déroulera dans le maginifique parc national Terelj, en partant de la statue de Gengis Kahn et en arrivant sur la place mythique d'Oulan Bator. Les équipes de trois personnes auront à leur disposition un cheval et un vélo. Ils pourront alterner à leur guise lors des trois checkpoints de chaque étape, tous les 10 kilomètres, ces moyens de transport, ainsi que la course à pied. La différence entre des candidats entrainés et des peu sportifs sera seulement le temps réalisé pour parcourir ces 30 kilomètres. Les membres d'une équipe ne sont pas obligés de franchir la
ligne d'arrivée en même temps, mais si c'est le cas, l'équipe bénéficiera d'un
temps de course bonifié. Les inscriptions sont ouvertes : 1.000 euros sur place ou 2.000 euros avec le billet d'avion depuis l'Europe pour une semaine incluant nourriture et boissons. Les participants auront la chance de découvrir la culture mongole et de
dormir dans des yourtes.

Comme un champignon

Derrière
l'exploit sportif, sponsorisé par le ministère de l'Environnement et du Tourisme,
qui fournit les chevaux, Jacques Rostaing espère aussi
faire de ce raid-aventure une porte d'entrée pour les entreprises françaises. 18 ans après s'être installé au Vietnam, héritier d'une tradition familiale de
plus de deux siècles dans le travail du cuir, il a crée il y a deux ans sa
société en Mongolie. "J'ai toujours appris, raconte-t-il, que dans le
désert de Gobie, il n'y avait rien. En fait, c'est l'endroit où il y a tout :
vous avez des diamants, de l'or du pétrole, c'est extrêmement riche. Ca va
pousser comme un champignon et les courbes actuelles de croissance sont comparables
à Dubaï !". Dans un pays grand comme trois fois la France et où la
population n'atteint pas les trois millions d'habitants, tout reste à faire. "Ce n'est pas le même marché que chez nous, reconnaît-il, il y a moins
d'habitants, mais c'est comparable aux pays arabes avec le pétrole qui jaillit et
apporte des richesses en continu. Vous avez un des sols les plus riches du
monde. Vous pouvez être assuré qu'il y aura du développement pendant de très
nombreuses années".

Des cuirs au mimosa

En
Mongolie, Jacques Rostaing s'est spécialisé dans l'importation
de peaux de chèvres, pour la maroquinerie de luxe à destination de l'Asie, en
particulier le Japon. Le Français emploie une vingtaine de personnes là-bas, a
ouvert un magasin à Oulan Bator et compte bien faire bénéficier le pays de son
expertise en matière d'environnement par exemple. "La tannerie, c'est
quelque chose qui peut polluer, reconnaît Jacques Rostaing. Au Vietnam, j'ai
construit une usine modèle, qui ne pollue pas, équipée de capteurs solaires et
qui récupère les eaux de pluie". Le Français a d'ailleurs mis au point un
traitement au mimosa pour traiter les
peaux de chèvres mongoles, qui lui a valu plusieurs trophée pour l'innovation
en France. Et de rappeler que du temps de Gengis Khan, le père de l'Empire
mongol, le cuir qui équipait ses armées était travaillé de manière naturelle,
sans produit chimique.

Lui
écrire
 

Sa
société, Rostaing Mongolia

Le trophée Rostaing

Retrouvez ce portrait dans le livre "S'expatrier, vous en rêvez, ils l'ont fait !", 100 portraits d'expatriés français aux éditions Studyrama

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