L'ONU à la baguette à Genève

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Antoine Marguier a créé il y a 5 ans l'orchestre des Nations Unies à Genève et veut ouvrir la musique classique au plus grand nombre. Il dirigera dimanche prochain l'orchestre Lamoureux au théâtre des Champs-Élysées à Paris pour le "Bal de la Haute-Couture", une plongée dans l'époque des années folles et des ballets russes.

Pourtant, personne n'y avait jamais pensé avant Antoine Marguier en 2011.

Niveau professionnel donc. Chacun travaille entre les répétitions. L'orchestre invite des solistes de classe internationale. Il a joué en Espagne et symboliquement près de la ligne de démarcation entre les deux Corée en août 2015. L'orchestre se prépare aussi à aller en Chine au printemps et aide à collecter des fonds pour des causes humanitaires :

"J'ai eu la chance de rencontrer Mère Térésa. C'était il y a plus de 20 ans en Inde, raconte le Français. La conversation n'a duré qu'une demi-minute mais cela a suffi pour me marquer à jamais ."

(L'orchestre accueille des solistes comme Khatia Buniatishvili © Martin Good)

Des chefs-d’œuvre accessibles à tous

Toute la vie d'Antoine Marguier tourne autour de la musique. Né à Labergement-Sainte-Marie, petit village du Haut-Doubs, le jeune homme commence sa carrière dans la fanfare locale, "on avait peu de choix dans les instruments: c'était clarinette, saxophone ou trompette. J'ai choisi la trompette. " Puis tout va très vite. Le jeune homme entre au conservatoire de Besançon A Lyon, il joue sous la baguette de Claudio Abado.

Antoine Marguier vit à Genève depuis 23 ans. Il a joué de la clarinette dans l'orchestre de la Suisse romande avant de monter sa compagnie de théâtre et de musique, Le Rossignol . Son idée, c'est de rendre la musique classique accessible au plus grande nombre : "elle est encore trop clivée et s'adresse à des gens âgés et riches. Dans mon village, il n'y avait pas d'orchestre à 100 kilomètres à la ronde ! "

(L'orchestre de l'ONU donne une dizaine de concerts par an © DR)

La programmation est donc grand public, des symphonies de Tchaïkovski à celles de Chostakovitch. A 46 ans, Antoine Marguier a posé ses valises à une heure seulement de son village natal. "Genève est internationale. C'est une petite ville avec les avantages d'une grande, ou l'inverse. Pas besoin de voyager ici, dans les soirées, on change de pays en traversant la rue ." Son seul regret en somme, c'est d'avoir renoncé à la programmation informatique après son bac scientifique. Le monde de la musique y aurait peut-être perdu quelque chose.

(L'orchestre de l'ONU en concert à Genève © Martin Good)

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L'orchestre de l'ONU

Retrouvez ce portrait sur Vivre à l'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama 

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