Français du monde. Couple, expatriation et carrière : l’impossible équation ?

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Le trio "couple, expatriation et carrière" ne fait pas forcément bon ménage. 

Coincée entre un conjoint sous pression professionnellement, et des enfants dont il faut accompagner l’adaptation, le "conjoint suiveur", encore souvent la femme dans 9 cas sur 10, a parfois l’impression d’avoir perdu sur tous les tableaux.

Entretien avec Christina Gierse, rédactrice en chef de Vivre à l'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama. Un sentiment de frustration plus largement partagé qu’on ne le croit, comme le montre une enquête Expat Communication menée auprès de 3 000 couples, et qui confirme que c’est la femme qui décide, le plus souvent, de quitter son poste en France pour suivre son conjoint à l’étranger. 

- Oui, dans 92% des cas, c’est elle qui suit. Un chiffre qui ne varie pas depuis des années, à la grande déception des commanditaires de l’enquête !

Quel est le profil de ces "conjoints suiveurs" ?

- Ce sont des stars, comme le dit Alix Carnot, l’une des auteurs de l’enquête. Elles sont surdiplômées, parlent au moins deux, voire trois langues, et travaillaient avant de partir. Issues de la génération Erasmus, beaucoup sous-évaluent la difficulté de retrouver un job à l’étranger.

Pourtant, la réalité les rattrape très vite

- Oui, et pour elles, c’est souvent la double peine car elles ne trouvent pas de travail, alors même que leur mari travaille énormément (31% des expatriés affirment subir une forte pression au travail car loin du siège, isolés, avec des responsabilités dans un contexte culturel différent) et que, du côté des enfants, cela se passe généralement bien. Les plus jeunes, surtout, s’adaptent vite et profitent pleinement de l’expérience, apprennent une nouvelle langue…
Le maillon faible, c’est la femme qui se retrouve en mode "support domestique". 
50% de celles qui sont en recherche d’emploi ont l’impression de s’être sacrifiées.

Les opportunités professionnelles pour le conjoint dépendent aussi de la politique de visa, du marché de l’emploi local

- Bien sûr. Tout dépend des destinations mais, le plus souvent, le poste qu’elles vont trouver est inférieur à leurs attentes/diplômes. Une bonne nouvelle tout de même : de moins en moins de pays refusent le visa travail au conjoint d’expatrié. De quoi donner un peu d’espoir à celles qui s’apprêtent à faire leurs valises.

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Aller plus loin

Impact de l’expatriation sur le Couple et la Double Carrière  Enquête Expat Communication / Caisse des Français de l’Etranger (CFE) / Humanis

 Chéri, on s’expatrie , le livre d'Alix Carnot

Retrouvez ce dossier sur Vivre à l'étranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama

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