Canada, terre de tous les possibles ?

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Des grandes forêts aux montagnes en passant par les lacs, le Canada est le paradis des grands espaces. Il a toujours comme aimanté les candidats à l'expatriation.

Ce n'est pas pour rien que l'ONU l'a placé en tête des pays où il
fait bon vivre. Les Français recherchent ici aussi la liberté d'entreprendre,
dans cette Belle province où tout semble possible, même du bas de l'échelle.
Bien sûr, les exemples fourmillent. Comme Éric d'Andria, débarqué à 19 ans à
Montréal avec pour seul bagage un CAP de boulanger. "Quand on a 19 ans ,
explique-t-il, on ne réfléchit pas trop, on y va un peu à l'instinct.
L'inconscience fait qu'on réussit de belles choses. On peut avoir des diplômes,
mais quand on arrive dans ce pays, on repart à zéro. Il faut faire nos preuves,
c'est là-dessus que ça va se jouer.
" Le jeune Provençal a rapidement monté sa
petite entreprise avant de se tailler un franc succès avec le Biscuit de
Montréal
, un sablé au beurre, à l'huile d'olive, relevé d'un zest de citron et
d'orange.

Venus eux aussi du Sud-Est, Michèle Herblin et son mari ont ouvert en 2003 leur restaurant en plein coeur du quartier des affaires de Montréal,
sorte de Manhattan à la sauce francophone, La Petite Provence. La chance de
cette mégapole de trois millions d'habitants sur les rives du Saint-Laurent, dit la
Française, c'est l'incroyable melting-pot qui vous saisit à chaque coin de rue,
dans les vitrines ou les conversations : "Montréal est une ville internationale
dans laquelle on va trouver des cultures qui se juxtaposent. Il y a des blocks
européens, italiens, qui sont là depuis longtemps. On va aussi trouver des
Grecs, des Allemands, des gens d'un peu partout, et puis évidemment des
Nords-Américains.
"

Cette diversité se retrouve aussi dans les langues parlées dans la
province, où les inscriptions sur les panneaux sont en français, on a même
remplacé le "stop" par "arrêt", mais les discussions entre hommes d'affaires
sont souvent en anglais. La plupart des universités et des écoles supérieures, comme
l'Institut de tourisme et
d'Hôtellerie du Québec
, proposent donc des formations dans les deux langues.
Chaque année, l'ITHQ accueille 1.200 élèves pour les former aux métiers de
l'industrie hôtelière. Né à Saint-Etienne, dans la Loire, Karim Ben Charif est
arrivé il y a 15 ans à Montréal, après une carrière dans l'événementiel en
France, notamment chez Disney. Diplômé en langues étrangères appliquées, le
Français est aujourd'hui conseiller en affaires internationales à l'ITHQ.

"La langue officielle, détaille-t-il, ici, c'est le français,
mais il côtoie l'anglais. Du coup, le programme est bilingue 50% des cours sont
en français et l'autre moitié en anglais.
" Ces formations attirent de plus en
plus d'étudiants étrangers au Canada. Ils seraient 130.000 chaque année, dont
10.000 Français à venir ici compléter leur formation, au Québec ou dans l'une
des 9 autres provinces et 3 territoires du pays. Mais les lois d'immigration
sont très carrées ici, en particulier pour les programmes d'études de plus de
six mois, pour lesquels un permis vous sera remis. Les universités exigent, par
exemple, un bon niveau en anglais.

Écrire à Karim Ben Charif

Aller plus loin

L'Institut de
tourisme et d'Hôtellerie du Québec

Retrouvez cette chronique sur Vivre à l'Etranger, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama

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