Expliquez-nous... Universal Music

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Pascal Nègre quitte aujourd'hui son poste de président de la plus grosse maison de disques française, poste qu'il occupait depuis 18 ans.

Universal Music, c'est tout simplement la plus grosse maison de disques au monde, avec un chiffre d'affaires de plus de quatre milliards d'euros et ses ventes représentent environ un quart des parts de marché dans l'industrie de la musique. Et en France, c'est l'une des trois majors, comme on dit, aux côtés de Sony Music et Warner. 650 salariés et une position qui s'est renforcée dans le secteur avec la crise du disque et la concentration qu'elle a engendrée. L'année dernière, presque la moitié des albums vendus en France étaient siglés Universal...

Une création en plusieurs étapes 

Universal Music en tant que telle n'existe que depuis 1996. Mais ses origines remontent à bien plus loin. A MCA, Music Corporation of America précisément, une société créée en 1924, à Chicago, par un certain Jules Stein. Après de multiples rachats, c'est le Français Vivendi et son patron Jean-Marie Messier qui la récupèrent en 2000. A noter que les célèbres studios Universal n'appartiennent plus à Vivendi, qui les a revendus en 2004.

De grandes signatures ont signé chez Universal Music 

Plusieurs centaines ! Elton John, Kanye West, Rihanna, Eddy Mitchell, Louise Attaque, Booba ou Kendji Girac. Une variété d'artistes possibles grâce à la multitude de labels sous la coupe d'Universal, une véritable pieuvre. Barclay, Mercury, Capitol, Polydor, Def Jam, Decca, en tout une quarantaine qui se sont ajoutés au fil des années, notamment après l'intégration d'une partie du catalogue d'EMI en 2011 

Un grand patron

C'est Lucian Grainge. Mais en France, c'est le médiatique Pascal Nègre qui en était la figure de proue depuis 18 ans. "Etait" car depuis ce matin il n'est plus le président, remplacé par Olivier Nusse, ancien patron du label Mercury. Pascal Nègre connu pour ses costumes colorés, son exubérance, son prosélytisme pour vendre ses artistes, mais surtout sa vision qui a permis au groupe de s'imposer comme le mastodonte qu'il est devenu. Vincent Bolloré, à la tête également de Canal Plus, voulait un proche à la tête d'Universal Music. Le courant ne passait plus et le contrat, qui s'achevait en décembre dernier, n'a pas été renouvelé.

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