Expliquez-nous... les prisonniers politiques corses

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Manuel Valls effectue ce lundi sa première visite en tant que Premier ministre en Corse, où les dirigeants nationalistes de l'exécutif de l'île comptent mettre sur la table les points sensibles comme l'amnistie des "prisonniers politiques" ou le statut de la langue corse.

 Et rappelons d’abord que pour l’Etat français :  "Il n’y a pas de prisonniers politiques corses". Ces prisonniers ne sont pas considéré comme tels par le gouvernement. Le Premier ministre parle lui des détenus d'origine corse incarcérés pour des faits de terrorisme. La République estime offrir à tous ses citoyens tous les moyens d’expression politiques démocratiques et rappelle que les prisonniers corses dont on parle aujourd'hui sont en prison ou en préventive pour des actions violentes ou tentatives ou des faits criminels. Mais les nationalistes espèrent eux, au moins, un traitement politique du sort de ces personnes condamnées, poursuivies, ou recherchées pour des faits liés au conflit politique corse. C'est évident on n’est pas vraiment sur la même longueur d'onde entre gouvernement et nationalistes.

Actuellement, 23 prisonniers dits politiques corses sont enfermés dans les prisons un peu partout sur l’ensemble du territoire selon  l'association Sulidarita. Sept seulement sont à la maison d’arrêt de Borgo, la prison situé dans le nord-est de la Corse, à une quinzaine de kilomètres au Sud de Bastia.

Les nationalistes entre autres accuse l'Etat de "non-application des règles de rapprochement" pour ces "prisonniers. L'association affirme par ailleurs que les conditions de détention ne cesse de se dégrader pour ces prisonniers dans les établissements pénitentiaires ou ils sont : Fleury-Merogis  Bois-d’Arcy, Poissy, Fresnes ou Nanterre. Sulidarita estime qu’il faut transférer sans délai une douzaine de prisonniers dont le rapprochement relève au plan juridique, de la simple application de la loi et au plan politique, du respect de la parole donnée il y a une quinzaine d’années. Tous les condamnés concernés sont à Borgo y compris ceux qui exécutent des peines criminelles répond le Premier ministre. Manuel Valls assure que ce principe de rapprochement est donc déjà respecté à l’exception du "commando Erignac qui a tué le préfet de Corse en 1998 qui, lui, est destiné à rester sur le continent. Yvan Colona par exemple est incarcéré à la maison centrale d’Arles.

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