Expliquez-nous ... les cotisations sociales

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Alors que François Hollande veut remplacer le CICE par une baisse définitive de cotisations sociales, France Info vous rappelle à quoi elles servent.

Les cotisations sociales, ce sont les prélèvements calculés en pourcentage du salaire qui permettent au salarié de toucher des prestations sociales en cas de maladie, de chômage, d'accident du travail. Il y a les cotisations "salariales", qui viennent diminuer le salaire brut du salarié et les cotisations "patronales", payées par les employeurs. 

Qu’y a-t-il dans les cotisations sociales ?

Dans les cotisations salariales, il y a d’abord des prélèvements pour la Sécurité sociale avec les branches maladie, vieillesse, famille et accident du travail. Mais aussi les cotisations chômage ou les cotisations pour alimenter les retraites complémentaires.

    

Dans les cotisations patronales se trouve une grande partie des cotisations détaillées plus haut avec des taux souvent différents. Et puis, il y a d'autres cotisations, pour la formation professionnelle ou la taxe d'apprentissage. 

Quel pourcentage ?

Une fois ces taux additionnés, la note n'est pas la même du côté des salariés et des patrons. Le taux moyen global de cotisation pour un salarié c'est 22%. Quand on gagne 1.000, on enlève 220. Il reste 780 en net.

 

Coté patrons, le taux de prélèvement est de 42% en moyenne, ce qui signifie que quand l'employeur paie 1000 en salaire, il verse 420 en cotisations. Ces cotisations sont versées aux Urssaf, qui collectent l'argent pour le verser ensuite à la Sécurité sociale.   

Variations  

Les cotisations sociales ont beaucoup varié depuis plus de 30 ans. En 1980, un salarié payait 12% de cotisations, contre 22% aujourd'hui, soit une augmentation de 10 points en 35 ans. Quant à l'employeur, sa part de cotisations était déjà à plus de 40% en 1980.

 

Mais depuis plus de 20 ans, un certain nombre d'exonérations ou d'allègements sont venus soulager la part des employeurs sur les bas salaires. En 1993, Edouard Balladur inaugure ces allègements sur le salaire allant jusqu'à 1,1 fois le Smic. Le mouvement se poursuit avec Alain Juppé, Lionel Jospin, François Fillon et Manuel Valls.

 

Finalement, les cotisations patronales pour la Sécu ont énormément baissé sur les bas salaires, mais il en reste toujours pour financer l'indemnisation du chômage, des retraites complémentaires, la taxe d'apprentissage.  

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