Expliquez-nous … l’EPR

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Alors que le démarrage de l'EPR de Flamanville est reporté à 2017, France Info vous rappelle ce qu’est le réacteur nucléaire de 3e génération.

EPR signifie European Pressurized water Reactor, en français Réacteur européen à eau sous pression. "Européen" car au départ, le réacteur a été codéveloppé par le français Areva et l'Allemand Siemens.

EPR plus puissant

Les différences entre EPR et anciens réacteurs sont de plusieurs ordres. D'abord sur la puissance et le rendement.  

Les générateurs de vapeur sont fabriqués de telle manière que la vapeur produite à plus de pression pour faire tourner les turbines.  Ce qui améliore le rendement de la centrale, qui produit plus d'électricité. Et selon Areva, l'EPR consomme 15% de combustible de moins qu'un réacteur classique. Il est conçu pour durer 60 ans.

EPR plus sûr

Le réacteur de 3e génération est également différent sur le plan de la sécurité. C’est un des grands arguments d'Areva. L'EPR peut résister de manière exceptionnelle aux risques d'accidents internes et aux dangers venus de l'extérieur, les séismes, les inondations, la chute de gros avions de ligne.

 

Pour cela, les systèmes de sauvegarde sont multipliés pour refroidir le cœur du réacteur en cas de défaillance. Et puis, le bâtiment du réacteur est recouvert d'une coque de protection en béton et en acier.

EPR plus coûteux

Dans la pratique, l'EPR n'est vraiment pas évident à fabriquer. Quatre sont actuellement en construction. Celui de Flamanville dans la Manche, depuis 2007. Il devait initialement être terminé en 2012, mais ce sera vraisemblablement 2017, avec au passage un quasi triplement du coût de construction (8,5 milliards d'euros).

En Finlande, Areva et Siemens devaient livrer un EPR pour 2009, mais la mise en service ne devrait se faire qu'en 2018. Là aussi les budgets ont explosé.

 

Et puis, deux autres EPR sont en construction en Chine. Là, d'après EDF, l'un des maitres d'œuvres, ça se passe mieux et les premiers essais doivent se tenir cette année.

 

Avec de tels dépassements de budget, l'électricité produite par un EPR ne sera pas bon marché. Actuellement, le prix du mégawattheure produit par les centrales en service oscille entre 40 et 50 euros. Ce sera probablement le double avec l’EPR selon les hypothèses de travail d'EDF.    

 

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