Expliquez-nous... le marché du streaming

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Alors que le marché de la musique a encore baissé en 2015, seul le streaming s’en sort. France Info vous explique le marché du streaming musical.

Pour comprendre le marché du streaming musical, il est nécessaire de faire quelques rappels techniques. Le streaming, c'est l'écoute de musique sans la posséder, sans téléchargement, l’écoute d’un flux (stream en anglais).

 

Cela se fait depuis l'ordinateur ou depuis son smartphone en se connectant sur un site de streaming. Si l’auditeur ne veut pas payer la musique, il subira des publicités entre les morceaux. S’il ne veut pas de pub, il devra payer une dizaine d'euros d'abonnement par mois. 

Décollage

C’est sur cette partie payante que le marché explose. En 2015, trois millions de Français avaient un abonnement payant, soit un million de plus en un an. Les principales plateformes sont le suédois Spotify, l'américain Apple Music ou le français Deezer.

 

Spotify revendique 20 millions d'abonnés payants dans le monde, Apple, plus de 10 millions d'abonnés, mais le site n'a été lancé que l'été dernier.     

Rémunération limitée

Le streaming paie moins bien que l'ancien système d’achat de musique. Pour l'écoute d'un titre, le site de streaming verse environ 0,3 centime d'euros au producteur de l'artiste, à la maison de disque. Si le contrat de l'artiste prévoit qu'il touche 20% de ce revenu. Il n'aura en bout de course que 0,06 centimes d'euros pour son titre écouté.

 

S'il veut gagner 1.000 euros, cet artiste doit cumuler 1.666.000 écoutes. Donc pour une maison disque et son artiste, il faut énormément d'écoutes. Le retour sur investissement est long.   

Beaucoup de choix

Aujourd'hui, on trouve presque tout en streaming. Il y a eu, et il y a encore, de la résistance de la part de certains artistes,  notamment sur ces histoires d'argent. En 2015, le catalogue des Beatles a finalement débarqué sur neuf sites de streaming.  AC/DC et Led Zeppelin aussi.     

Ceux qui disent "non"

Mais certains refusent d’être disponibles en streaming, comme  Francis Cabrel et Jean-Jacques Goldman, qui sont les deux plus gros vendeurs de musique des 30 dernières années en France. Ils savent qu'ils peuvent encore vendre beaucoup que ce soit en physique ou en téléchargement. Pour eux, le streaming, ça ne vaut pas le coup. 

Adele et Taylor Swift  

A l'étranger, cette attitude se retrouve avec les deux femmes qui écrasent le marché mondial, Adele et Taylor Swift.

 

Le dernier album d'Adele "25" n'est pas disponible en streaming. Elle en a vendu 15 millions d'exemplaires dans le monde en l'espace d'un mois et demi à la fin 2015. En revanche, son avant-dernier album "21", vendu à environ 30 millions d'exemplaires, a été très largement amorti en quatre ans. Il est désormais disponible en streaming.

 

Pour l'américaine Taylor Swift, ultra-populaire elle-aussi, quand son album "1989" sort en 2014, elle vent très, vite très gros. Elle refuse d'être sur Spotify en raison des rémunérations trop faibles. Mais finalement, elle se tourne vers Apple Music qui la paie mieux.     

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