Expliquez-nous... La syndicalisation en France

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Alors que le 52ème congrès de la CGT débute à Dijon, focus de franceinfo sur la syndicalisation en France.


Les dernières données sur le fait, en France, de se syndiquer, datent de 2016 et reposent sur deux types d'enquêtes menées par la DARES -la direction chargée des statistiques pour le ministère de l'emploi- et l'INSEE, parmi d'autres services statistiques.

Il en ressort que globalement 11% des salariés français adhèrent à une organisation syndicale. Les hommes sont un peu plus nombreux à le faire que les femmes.

11% en France, 23% en moyenne dans l'Union Européenne

Le taux de syndicalisation en France est l'un des plus faibles de l'Union Européenne. Le taux moyen au sein de l'Union est en effet de 23%. Seules l'Estonie et la Lituanie ont des taux de syndicalisation inférieurs au nôtre.

En Finlande, plus de sept salariés sur dix sont syndiqués. On approche de 70% en Suède et au Danemark.

Globalement en Europe, la tendance est cela dit à une baisse de la syndicalisation, du fait, avance la DARES -et au-delà des explications propres à chaque pays- des transformations du monde du travail: déclin de l'activité industrielle, travail plus irrégulier, plus fragmenté, ou organisé différemment.

Une tendance à la baisse particulièrement marquée en France

On comptait 30% de syndiqués au début des années cinquante en France. Le taux est tombé à 20% dans les années 70. La tendance est à la baisse progressive depuis, avec une certaine stabilisation ces dernières années.

Plus de syndiqués dans la fonction publique et parmi les salariés les plus âgés.

Dans le détail, le taux de syndicalisation est deux fois plus élevé dans le public que dans le privé: 20% contre 9%.

Plus globalement, la syndicalisation est associée à la stabilité de l'emploi. Elle est ainsi très faible -autour de 2%- parmi les salariés en CDD ou en interim.

Si on regarde la situation par secteurs, dans le secteur marchand et associatif, le taux d'adhésion le plus élevé se trouve dans les transports, suivis des activités financières et d'assurances, de l'industrie et des métiers de l'enseignement, de la santé et du secteur social.

Parmi les salariés de la fonction publique, on adhère plus fortement à une organisation syndicale dans les métiers de la sécurité et de la défense (32%) et de l'éducation, de la formation et de la recherche (24%)

Si on regarde maintenant par catégories socio-professionnelles, les 2 600 000 salariés syndiqués se répartissent, à parts quasi égales, entre employés, ouvriers, professions intermédiaires et cadres.

Dans les trois fonctions publiques, les plus forts taux de syndicalisation se trouvent chez les employés, les professions intermédiaires et les cadres. Dans le secteur privé, les plus forts taux se trouvent chez les ouvriers et les professions intermédiaires, suivis des employés.

Enfin, les salariés les plus jeunes sont beaucoup moins syndiqués que leurs aînés.

Le taux est de 14,9% chez les plus de 50 ans, de 13,3% chez les 40-49 ans, autour de 9% chez les 30-39 ans et de seulement 3,7% chez les moins de 30 ans.

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