Expliquez-nous... La grippe la saison dernière en France et les enseignements à en tirer

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Alors que la région Ile de France a atteint le seuil épidémique de grippe, franceinfo s'arrête sur ce qu'avait été l'épidémie l'an dernier.


1,9 million de personnes avaient, la saison dernière été amenées à consulter pour des sympromes grippaux. 41.000 passages aux urgences pour grippe avaient été recensés, ayant abouti à à 6500 hospitalisations -proportion la plus élevée depuis la mise en place du réseau de surveillance dit OSCOUR en 2010-

Santé Publique France avait estimé la surmortalité liée à la grippe à plus de 14.000 décès la saison dernière -presqu'exclusivement des personnes âgées.

L'épidémie s'était étendue sur dix semaines, était survenue plus tôt que d'habitude, la semaine du 5 au 11 décembre -semaine 49 comme cette année d'ailleurs-

L'épidémie l'an dernier avait été particulièrement virulente, avec un nombre de consultations en médecine ambulatoire relativement modéré mais une suractivité très importante à l'hôpital.

Les facteurs d'explication

Santé Publique France avait mis en avant les réticences, toujours, de nombreux Français -y compris chez les personnes à risque- à se faire vacciner, comme d'ailleurs à suivre les recommandations et mesures d'hygiène pour limiter les contaminations, auxquelles s'est ajoutée une efficacité modérée du vaccin l'an dernier contre le principal virus grippal en circulation, le virus A, H3N2. Conséquence, les services d'urgence avaient été saturés.

Anticipation et coordination pour éviter la saturation cette année

La ministre de la santé a, il y a deux semaines, réuni les différents acteurs concernés pour voir comment mieux organiser les choses.

L'un des axes mis en avant par les professionnels est de faire en sorte que les patients dont l'état le permet puissent être pris en charge par des généralistes, en incitant les patients à appeler le 15, à passer par la régulation médicale avant de se rendre aux urgences.

MG France, premier syndicat de médecins généralistes appelle à généraliser le numéro unique 116-117, expérimenté dans 3 régions et qui permet de contacter un médecin de garde les soirs, week-ends et jours fériés pour éviter de s'adresser inutilement aux urgences. Il devait être déployé dans toute la France au 1er janvier prochain. C'est en suspens. Un rapport du Sénat a estimé qu'il risquait de susciter plus de confusion qu'autre chose et recommande de l'abandonner.

Un état des lieux pour mieux organiser les soins non programmés

Problématique en tout cas aussi, le manque de volontaires, dans certaines régions, pour les gardes de nuit ou le week-end ainsi que le manque de lits dans les services des hôpitaux.

La solution, d'après la ministre, ne passe pas forcément par l'ouverture de places supplémentaires mais par une meilleure gestion des moyens existants. Agnes Buzyn a annoncé un chantier spécifique sur les conditions de fonctionnement des 644 établissements avec services d'urgence, 104 samu et 466 smur -service mobile d'urgence et de réanimation-

Des parlementaires ont été chargés de travailler sur l'organisation des soins non programmés. Le rapport sera rendu dans le courant du printemps... après donc l'épidémie de grippe. Elle s'était l'an dernier terminée début février.

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