Expliquez-nous... L'origine des archives autour de la mort de John F. Kennedy

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L'administration Trump autorisé la publication de 2 891 documents liés à l'assassinat de John F. Kennedy. Les explications de franceinfo.

Alors que 2 891 documents liés à l'assassinat de John F. Kennedy viennent d'être publiés par l'administration Trump, franceinfo s'arrête sur l'origine et l'histoire d'archives qui, depuis plus de cinquante ans, alimentent théories et supputations.

>> Histoires d'info. On ne saura pas qui a tué Kennedy

Il faut d'abord rappeler que les controverses autour de l'assassinat du président Kennedy sont nées dans les jours qui ont suivi sa mort, notamment après le meurtre du principal suspect, Lee Harvey Oswald, le 24 novembre 1963.

C'est d'ailleurs ce qui décida le président Lyndon Johnson à mettre en place, par décret, le 29 novembre, la Commission Warren – du nom du président de la cour suprême de l'époque.

Trois ans plus tard, en 1966, sous le président Johnson toujours, fut votée la Freedom of Information Act, une loi qui permet à toute personne d'avoir accès, à sa demande, aux informations des agences gouvernementales, avec des restrictions évidemment. Cela a néanmoins permis, dés les années soixante, d'avoir accès à certains documents liés à l'assassinat du trente-cinquième président des Etats Unis.

 Le JFK Assassination Records Collection Act

En 1991, la sortie du film d'Oliver Stone, JFK, relance les thèses complotistes et l'idée que la vérité autour de cet assassinat a été dissimulée.

Le Congrès américain décide alors de voter une loi spécifique,  le JFK Assassination Records Collection Act, avec un objectif clairement affiché de transparence, la volonté de permettre au public d'être "totalement informé" sur cet assassinat. L'administration des archives nationales est chargée d'établir une "collection" unique, réunissant des copies de tous les documents détenus par le gouvernement américain et devant être divulgués au plus tard 25 ans après la promulgation de la loi, donc le 26 octobre 2017.

Cinq millions de pages de documents au total, 209 documents en attente

La grande majorité des cinq millions de pages de documents collectés – 88% des données – était déjà accessible depuis la fin des années 1990. 11% l'étaient déjà en partie.

Restaient donc 3 100 dossiers. Seuls 2 891 sont désormais en ligne.

On y trouve des rapports de la CIA et du patron du FBI, des entretiens menés par la commission Warren ou par la commission de la Chambre des représentants en 1979, des mémos rédigés par des agents, des listes de noms, des courriers, des rapports parlementaires, des retranscriptions d'entretiens avec des témoins, des notes internes ou diplomatiques, certaines remontant à avant même la mort de John F. Kennedy.

Point important, la quasi totalité de ces 2 891 documents sont "in part", en partie révélés, avec parfois des lignes ou des noms noircis.

209 documents ne sont donc toujours pas accessibles, ce qui est conforme à la loi de 1992. Elle laissait en effet la possibilité au président des Etats Unis de reporter la divulgation en cas de "préjudice d'une telle importance qu'il surpasse l'importance à rendre public". De quoi alimenter évidemment un peu plus la boîte à fantasmes.

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