Expliquez-nous... l'ADN

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Alors que l’ADN d’un complice de Salah Abdeslam a été retrouvé à Bruxelles, France Info vous rappelle ce que signifient ces trois lettres.

La définition exacte de l’ADN rappelle quelques souvenirs de SVT ou de sciences naturelles. Il s'agit de l'Acide Désoxyribonucléique.  

Ce qui fait notre singularité

L'ADN est une énorme molécule en forme de double hélice. Dans l'ADN se trouvent nos gènes, qui se comptent en dizaines de milliers chez l'homme. Chacun de ces gènes détermine ce que nous sommes. Le gène de la couleur des yeux, le gène qui va entrainer la fabrication de l'insuline. Les gènes qui mutent peuvent porter de futures maladies, les maladies génétiques.

 

Donc, l'ADN comprend toutes les informations sur le fonctionnement d'une personne, de son organisme. Et étant donné le nombre de gènes à l'intérieur de l'ADN et les combinaisons possibles, chaque ADN est unique. 

Dans chaque cellule

Cet ADN, qui nous est propre, se trouve dans chacune de nos cellules. Ce qu'on appelle notre empreinte génétique se trouve ainsi dans nos cellules sanguines, cellules nerveuses, cellules de la peau, cellules sexuelles ou encore les cellules de l'épithélium buccal, la face interne de la joue.  

Traces d’ADN  

Les enquêteurs trouvent des traces d'ADN sur les scènes de crime, ou ailleurs, car ils y trouvent du sang, du sperme, des morceaux très petits de peau, des cheveux, des poils, de la salive, qui peut contenir des cellules de l'épithélium buccal.

 

Les lieux de recherche sont de mieux en mieux sécurisés par les polices scientifiques pour que rien ne soit perdu, pour que les prélèvements soient possibles. 

Analyses et comparaisons

Une fois que ces prélèvements sont faits, il faut déterminer l'ADN et le confronter à plusieurs choses. Cela peut être un suspect sur lequel on va prélever par exemple des cellules d'épithélium buccal et voir si ça correspond. 

Fichier des empreintes génétiques

Mais les enquêteurs confrontent énormément l'ADN prélevé au Fichier national automatisé d'empreintes génétiques, le FNAEG, qui contient entre deux et trois millions d'empreintes en France. Ce fichier s'est constitué très progressivement depuis sa création en 1998. Ensuite, les ordinateurs comparent les ADN et livrent leur verdict. 

De plus en plus de personnes fichées

Le FNAEG est géré par le ministère de l'Intérieur, sous le contrôle d'un magistrat.

 

Beaucoup de personnes peuvent se retrouver sur ce fichier. Des personnes qui ont commis des infractions de nature sexuelle, mais aussi des auteurs de vols, de recels, d'escroqueries, de dégradations. Si on refuse un prélèvement, c'est un an de prison et 15.000 euros d'amende au maximum.

Toutes les vidéos d'Expliquez-nous sont à retrouver ici