Envoyé spatial. Dans l'espace, "le repos, c'est important" : Thomas Pesquet prend soin de son corps et de son esprit

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Dans l'espace, rien n'est laissé au hasard, surtout pas les aspects techniques d'une mission. Mais le psychologique et le physique comptent aussi. Thomas Pesquet, l'envoyé spatial de franceinfo, nous raconte comment il prend soin de lui.

Le Français Thomas Pesquet est l'envoyé spatial de franceinfo pendant toute la durée de sa mission dans la Station spatiale internationale (ISS). Cela fait maintenant deux mois et demi qu'il a quitté la Terre. Pour l'instant, il ne ressent aucune fatigue, mais cela pourrait venir. En tout cas, il ne laisse rien au hasard et fait très attention à son rythme de vie dans l'espace.

Le passage difficile des trois mois

"La période un peu difficile, c'est au bout de trois mois. Dans toutes les missions longues, une fois qu'on a passé le milieu, on a petit coup de mou, on commence à penser au retour", raconte Thomas Pesquet. "Je m'attends à avoir ce petit coup de mou, après avoir passé les 50 % de ma mission."

Mais pour l'instant, explique l'astronaute, "je me sens très très bien. Je suis extrêmement enthousiaste, et pourvu que cela dure." Il faut dire qu'il prend garde à rester en forme et à bien récupérer.

Bien dans sa tête et dans son corps

En apesanteur, faire de l'exercice est essentiel. Le coeur, les os, les muscles sont moins sollicités. Thomas Pesquet passe donc deux heures chaque jour dans la salle de sport de l'ISS. Des appareils simulent les effets de la gravité, il y a un tapis roulant... Une fois l'exercice terminé, la fatigue n'est pas la même que sur Terre.

On récupère extrêmement vite, on n'a pas besoin de marcher, d'être debout, de monter des escaliers, ou de tenir sa colonne vertébrale très droite. Dès qu'on arrête de bouger, c'est comme si on était complètement allongé.

Thomas Pesquet, astronaute.

Ainsi, "assez rapidement, on est en condition pour refaire un autre effort". Même si l'astronaute l'avoue, "au début, on se dit 'je ne peux pas courir aussi vite tous les jours, c'est plus vite qu'au sol', mais en fait cela se passe très bien parce qu'on récupère assez vite".

Des journées marathons

De l'aveu même de Thomas Pesquet, les journées ressemblent à des marathons. Dès 6h du matin, entre les expériences, l'entretien de la station, la manipulation du matériel, le sport, il faut apprendre à gérer ses efforts.

Le repos c'est important, parce qu'en cas d'urgence - une alarme, une panne, une dépressurisation au milieu de la nuit - il faut être capable de réagir, il ne faut pas être au ralenti, sinon cela va mal se passer

Thomas Pesquet, astronaute.

"C'est important de se préserver. On se lève très tôt tous les matins, mais on se couche assez tôt. C'est un rythme sein", décrit l'astronaute, "du moment qu'on ne se laisse pas trop attirer par les belles photos à prendre à 3h du matin".

Cette semaine, Thomas Pesquet a tenté de capturer les pyramides d'Égypte, sans succès. Franceinfo lui a lancé un autre défi : repérer la Maison de la radio, à Paris, et la prendre en photo. Il lui reste un peu plus de trois mois pour y parvenir.

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