En un mot : Pour aller à Davos, il faut être riche et parler des pauvres

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Le mot de l'actu du jour est Davos. Cela n'aura échappé à personne. Surtout pas à Nathalie Bourrus.

The place to be, c'est Davos. Enfin, il faut en avoir les moyens et l'envie. Charmante bourgade de Suisse, 12 000 habitants, 3 000 de plus quatre jours par an, pour le fameux forum. Isolés entre quatre rues et quelques hôtels, les grands de ce monde sont censés se creuser la tête afin d'"œuvrer pour améliorer l’état du monde", selon l'article 3 des statuts de la fondation.

D’accord. Ils ne sont pas un peu has been, ces statuts ? Parce que l’état du monde... disons que ça ne va très pas fort. Pourtant, les G.O [Gentil Organisateur] de ce super Club Med sont au top. Les G.O sont une fondation. Environ 1 000 grosses entreprises : Google, Facebook, Total, Publicis, par exemple. Parmi les G.O, il y a les super G.O : le "conseil de la fondation" qui contient 23 membres et à peine sept femmes. Un peu Has Been Davos, disais-je.

Pour être un G.M [Gentil Membre] et être à Davos, pour boire un vin chaud avec Bill Gates ou Emmanuel Macron, il faut aligner. La cotisation annuelle est intense : entre 60 000 et 600 000 euros. Plus tu paies cher, plus tu es un 'Davos boy'. Tu peux même devenir Strategic Partner. Et là, on t’ajoute des tickets pour avoir des trucs gratos, comme le collier au Club Med. Ça existe encore ca ?

S’engager à faire attention aux pauvres

Sachez que les invités officiels ne paient rien. Ouf, la France est sauvée. Heureusement, parce qu'Emmanuel Macron est là-bas quand même pour sauver la France. Alors s'il commence par payer, pour parler, on est mal. Donc, une fois que tu as tout bien payé, tu débarques à Davos. Et tu as le droit de boire des cafés avec José Bové. Non je rigole. iI n'est plus invité Bové. Trop jeune. Sinon, qui y a-t-il qui comme Gentil Membre, cette année ? On dirait Thierry Lhermitte en train d’attendre les nouveaux arrivants, avec son seau d’eau… les arrivantes plutôt.

Il y a Cate Blanchett. Là, je crois que certains vont payer cher. Pas mal le rendez-vous au milieu des sapins. Sinon, il y a Elton John ou Donald Trump. Bon, soyons sérieux, quel est le programme cette année à Davos ? S’engager à faire attention aux pauvres, parait-il. Être plus juste. Pour mémoire : en 1994, Shimon Peres et Yasser Arafat s’étaient engagés avec un accord sur Gaza. En 2008, Bill Gates s’était engagé à résoudre les injustices dans le monde. En un mot : on voit ce que ça a donné. Beau résultat. Ce n’est pas un peu has been Davos ?

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