En un mot : le glyphosate, un produit de warrior

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C'est le mot de l'actu du jour : glyphosate. Il n'aura échappé à personne. En tout cas, pas à Nathalie Bourrus.

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Aucune décision sur le renouvellement de la licence du Glyphosate, cet herbicide ultra puissant. Les européens ont reporté leur choix. La France est favorable à 3 ans, mais veut bien plier sur 4 ans pour trouver un consensus. On verra...

Le mot du jour est donc: glyphosate. Qui vient de (attention, on s’accroche) : « phospho-no-métyl », et du suffixe -ate.

Le glyphosate a été inventé en 1950, par un chimiste suisse. Et, on peut le dire, le produit a révolutionné, la façon de cultiver massivement, le maïs, le blé, la betterave, le raisin… En France, le glyphosate, c’est un peu le warrior de l’économie. Celui qui nous fait gagner, beaucoup d’argent, en termes d’exportation. On comprend dès lors, la guerre de tranchées que se livrent en ce moment les défenseurs de l’environnement et de la santé/et les industriels de la bouffe.

Quand on remonte dans le temps, dans l’histoire du glypho (allez, on l’appelle comme ça maintenant, c’est un peu le mot de tous les jours en ce moment)… on apprend qu’il n’est pas, le seul Warrior. Avant lui, l’acide 2,4 Dichloro-phéno-xy-acétique a été découvert en 1940… (Hum… ça ne sent pas bon, cette période). Premier herbicide moderne. Dans le silence de leurs laboratoires, des chercheurs américains, un peu fous, ont décidé d’appréhender les sols comme des matières dynamiques, et non inertes. Un véritable bouleversement, de la pensée agricole. Dans le même temps, des anglais travaillaient aussi, dans le plus grand secret. Et c’est après la guerre, en 1946, que cet herbicide de folie (le 2,4 D) sera commercialisé. Un méga Warrior, hyper intelligent : un killer de mauvaises herbes, mais qui ne nuit pas (a priori) aux cultures. Seulement voilà… il y a, entre autres, deux gros soucis avec ces pesticides miraculeux : 

1 : Il y a le « à priori , ça ne nuit pas »…. et le « a posteriori, en fait, si ».

2 : Dans l’histoire des pesticides, ils servent aussi à d’autres choses. Le 2,4 D a servi à fabriquer quoi ? L’agent orange. Et c’est quoi l’agent orange ? C’est le produit que les Américains balançaient, pendant la guerre du Vietnam, pour élaguer la jungle, et quelques villages et humains au passage.  

En un mot : je l’avais dit. Tout ça, ça sent pas bon, mais alors pas du tout.      

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