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En un mot. France Gall, pas blonde

Le mot de l'actu du jour est chanteuse. Cela n'aura échappé à personne. Surtout pas à Nathalie Bourrus.

France Gall a été enterrée au cimetière Montmartre à Paris. Elle reposera aux côtés de Michel Berger et de leur fille Pauline, morte d’une mucoviscidose. Enterrement donc d’Isabelle Gall, partie à l’âge de 70 ans.

Le mot du jour est donc chanteuse. Mot qui vient du mot chanter, qui lui-même  vient du latin Cantor. France Gall est une femme décrite comme une lolita par certains. Jack Lang emploie ce terme dans son message de condoléance. Il parle de la "petite fiancée" de la chanson française. "Elle chantait avec une véritable naïveté", dira Hugues Aufray à la radio.

Isabelle Gall, devenue France Gall quand elle montera sur scène, est décrite comme une "blonde un peu nunuche, une lolita", s’exaspèrent des fans. Alors que non, rétorquent d’autres. France Gall était une femme de tête. Et pas facile-facile. Les épreuves l’ont rendue forte et déterminée, mais elle était déjà comme ça avant les drames de sa vie. Elle savait ce qu’elle voulait, elle allait au bout et elle n’était pas forcément très "accommodante", osent des personnes de son entourage.

Exit la blonde, la lolita et même la muse. Qui était la muse de qui, dans le couple Gall-Berger ? Jouait-elle à la muse, avec cette voix de gamine afin de garder cet homme qui en a aimé d’autres ? Michel Berger, l’intellectuel, le petit génie, avait besoin de grandes sensations. Quand il lorgnait sur une autre -une blonde en général- France Gall, pas lolita pour un sou, invitait, raconte-t-on, la dame à dîner, échangeait -paraît-il- des recettes de cuisine avec elle. Pour mieux la neutraliser ? Maligne France Gall.

Véronique, l'éternelle rivale

Une certaine Véronique Sanson n’a pu l’être, neutralisée. Sanson, le nom à ne pas prononcer depuis la mort de France Gall. Véronique, l’éternelle rivale. Celle qui, durant des années, a façonné des correspondances musicales avec Michel Berger. Un jour, Véronique Sanson laisse un mot à Michel Berger et s’en va. Lui, va lui répondre en écrivant : "Quelques mots d’amour, de mon village capital. Où l’air chaud peut être glacial. Où des millions de gens se connaissent si mal. Je t’envoie, comme un papillon à une étoile, quelques mots d’amour".

Mots troublants, qui ont égaré Christophe Castaner, ex porte-parole de la République En Marche, qui, en hommage à France Gall, écrira : "Ils ont de la chance les anges, ils viennent d'être rejoints par une étoile", etc. etc. En oubliant que cette chanson était destinée, à la rivale de France Gall. Oups, la grosse gaffe. En un mot : muse ou pas, forte ou pas, agréable ou pas, blonde ou pas, Lolita ou pas, France Gall -et Michel berger- qui laissent un orphelin derrière eux -leur fils Raphaël- resteront des créateurs indéniables, partis trop tôt.