En un mot. Chez Les Républicains, à chacun sa chose

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En un mot, c’est le mot de l’actu du jour. Celui qui n’échappe à personne. En tout cas, pas à Nathalie Bourrus.

Les députés du parti Les Républicains se réunissent mercredi 20 et jeudi 21 septembre à Troyes, la ville de François Baroin. Ils doivent tenter de parler d'une même voix, de se ressouder, se rebâtir, après l'horrible campagne présidentielle. Dur.

En un mot, Républicains. Ou plutôt Les Républicains. Ce mouvement politique est né suite à la mort de l’UMP, le 30 mai 2015, lors d’un congrès à La Villette, à Paris. Le terme République était davantage l’apanage de la gauche (la Gauche républicaine de Jules Ferry par exemple), mais la droite s’en est emparée à partir de 1958. Ce qui a posé des soucis (la droite adore ça) : quand l’UMP a été rebaptisée (en 2015, donc), une polémique avait surgi, avec des actions en justice à cause de l’utilisation du terme "républicain" voulu par Nicolas Sarkozy. Finalement, il gagnera. La vraie lose de la droite, c’est pour plus tard...

Cherchez les boulettes

Les députés LR se réunissent à Troyes pour tenter de sortir de la mélasse. Première boulette : la primaire pour la présidentielle, avec Fillon désigné. Quand je on se remémore le film "Une charmante famille de la Sarthe", on y croit à peine… un cauchemar…

Deuxième boulette : quelques notions cachées dans les statuts ont dû être sacrément zappées. Comme par exemple (au hasard) faire une mini-enquête sur la probité du candidat, ou quelque chose dans le genre. Depuis ce film tragique-comique, tout est parti en vrille à droite. Le cauchemar Fillon, c’est le boulet des Républicains.

Tout le monde part en courant

Mais des sauveurs vont débarquer. On compte sur eux. Laurent Wauquiez, de la Droite sociale, qui veut reprendre le parti de la lose. Ah bon ? Social, Wauquiez ? Ça ne m’avait pas sauté aux yeux. Troisième boulette de LR : les courants en tout genre. Misère… comme si chacun avait quelque chose d’important à dire ! Des courants, qui dans les nouveaux statuts, devaient être interdits. Aujourd’hui, on croule dessous. Il y a donc la Droite populaire, la Droite forte, la Droite sociale... Ça, c’est assez clair. Mais à l’intérieur, quel bazar ! Michèle Alliot-Marie a un mouvement appelé le Chêne, je l’avais oublié… Et puis, il y a les clubs. Et puis, les mouvements créés à l’Assemblée, comme Les Constructifs de Thierry Solère et Jean-Christophe Lagarde. Ils prônent une attitude constructive.

En un mot ? La République, rappellerons-le, est la chose publique. Elle est à tous. Chez Les Républicains, ils ont bien compris, le parti est en miettes, chacun la sienne.    

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