En route vers Paris 2024. "Un sport co" pour lancer la saison

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Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, nous fait vivre de l’intérieur le quotidien d’un sportif de haut niveau.

Toujours pas de sabre en main pour cette nouvelle semaine, mais un frisbee... Car rien de plus ludique qu'un sport collectif en guise de préparation physique. Pour le sabre dame, sport collectif rime souvent avec Ultimate... Pour ceux qui ne connaissent pas la discipline, des images valent plus que des mots.

Ce sport est idéal pour parfaire notre physique de sabreuses : explosivité, malice, stratégie, changement rapide de directions... ça joue des coudes et ça fait courir douze mauvaises perdantes à qui la défaite donne des boutons.

Séance de Frisbee ultimate à l\'insep pour l\'équipe de France de Sabre
Séance de Frisbee ultimate à l'insep pour l'équipe de France de Sabre (Fabrice Rigobert Radio France)

Sur le terrain, c'est un peu moins respectueux que le demande la coutume de l'Ultimate... ça râle davantage, il y a du contact. Pour preuve l'oeil d'une des tireuses françaises, Charleine Taillandier, qui se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment, et auprès de laquelle je présente à nouveau mes excuses... 

La Parisienne Charleine Taillandier, blessée lors de l\'ultimate
La Parisienne Charleine Taillandier, blessée lors de l'ultimate (fsd)

Oui, ce type d'activité peut aussi nous apprendre à trouver plus de finesse et de subtilité alors que notre discipline garde la mauvaise réputation d'être un sport de brutes.

La magie du sport collectif

En résumé, pratiquer un sport collectif (on a aussi partagé un quidditch avec l'équipe de France de fleuret) nous fait courir, transpirer, nous donne quelques stigmates, attise parfois notre mauvaise foi mais l'essentiel est ailleurs.

Cela nous permet d'être ensemble, de travailler en équipe alors que notre discipline reste un sport individuel. Assurer une belle passe pour sa collègue, remonter tout le terrain parfois en vain pour se rendre disponible, courir pour l'autre, se déplacer pour l'autre, dans un objectif commun. Voilà des qualités indispensables que nous devrons véhiculer à chaque instant dans notre quête pour qualifier l'équipe aux Jeux Olympiques.

Certes il n'y aura que quatre places pour les 12 filles qui courent sur ce terrain. Le calcul est rapide mais apprendre à courir dans le même sens permet d'aller plus loin, de viser plus juste et de taper plus fort, ensemble, lors de nos prochaines étapes de Coupe du monde.

La semaine prochaine, nous partirons à la rencontre de l'homme responsable de nos courbatures et "tablettes de chocolat" Robin Hager, notre préparateur physique.

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