En route vers Paris 2024. Le changement de nationalité

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Cécilia Berder, membre de l'équipe de France d'escrime, revisite l'actualité olympique en vue des Jeux de Paris en 2024. Certains athlètes rêvent, pour des raisons variées, de changer de nationalité.  

A l’approche des fêtes de fin d’année et à moins de deux ans des prochains Jeux olympiques d'été, certains athlètes rêvent d’un cadeau de Noël tout particulier : changer de nationalité.  

Des raisons affectives ou financières

Les raisons de concourir sous de nouvelles couleurs peuvent être nombreuses : un choix affectif, une opportunité financière, une difficulté de se sélectionner dans son pays d’origine, un conflit avec sa fédération sportive ou tout simplement pour connaître le bonheur de porter le maillot d’une sélection.

De telles histoires, les livres de sport en regorgent. Tout récemment, le patineur français Bruno Massot, délaissé par la fédération française, est devenu champion olympique et champion du monde en danse de couple pour l’Allemagne avec sa coéquipière Aljona Savchenko d’origine ukrainienne.  

Les règles pour changer de nationalité 

La Charte olympique impose une durée de trois ans à l’athlète avant de pouvoir représenter une nouvelle nation en compétition officielle. Toutes les demandes sont analysées par une commission exécutive du Comité Internationale Olympique.

Les fédérations ont aussi leur mot à dire et peuvent bloquer ou ralentir un changement de nationalité. La fédération internationale de tennis de table a par exemple durci la Charte olympique avec des durées de naturalisations plus longues suivant votre âge.

Si le joueur a moins de 15 ans, c’est la règle classique : il doit attendre trois ans avant de pouvoir représenter un nouveau pays. Entre 15 et 18 ans, c’est cinq ans. Entre 18 et 21 ans, c’est sept ans. A plus de 21 ans, il est interdit pour le joueur de changer de nationalité. L’objectif est de permettre aux jeunes joueurs venus des quatre coins du monde d’avoir leur chance avec leur sélection nationale et d’éviter la présence de joueurs asiatiques dans chaque délégation.  

Les sports professionnels n’échappent pas à ces transferts de talents

Les joueurs non nationaux au rugby enflamment de nombreux débats au sujet du changement de nationalité. En effet, la fédération internationale de rugby permet aux joueurs qui n’ont jamais  joué avec l’équipe nationale de leur pays de naissance et qui ont résidé durant 3 ans dans leur pays d’accueil de défendre les couleurs de ce nouveau pays. Ainsi le Sud-Africain Scott Speeding, le Fidjien Virimi Vakatawa ont, entre autres, renforcé les rangs du XV de France.

Au handball, la règle est encore plus simple. Un joueur qui n'a plus évolué avec une sélection depuis trois ans peut rejoindre n'importe quelle autre sélection. Les férus du sport se rappellent sûrement le parcours de l’équipe du Qatar lors de son mondial à domicile en 2015. Les Qataris avaient atteint la finale et sur les 16 joueurs sélectionnés, 11 joueurs avaient été naturalisés. Ils venaient de Bosnie, du Monténégro, d'Egypte, d'Espagne, de Tunisie, de Cuba et aussi de France… Et parmi eux, Bertrand Roiné, champion du monde avec les tricolores en 2011.

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