En route vers Paris 2024. La menace terroriste et la sécurité des JO

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En septembre 2017, on connaîtra le pays qui organisera les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Dans un contexte de menace terroriste élevée, assurer la sécurité de l’événement et conserver la ferveur populaire est un enjeu fondamental.

"Je ne sais pas ce que sera le monde en 2024 mais il sera forcément dangereux". Cet avertissement est celui du président de la République François Hollande, lors de la visite à Paris du président du CIO, Thomas Bach en octobre dernier.

Cette question de la sécurité est une obsession pour le comité parisien. Il en a d’ailleurs fait sa priorité. C'est le poste le plus important dans le cahier des charges avec environ 30% du budget olympique.

Aucun pays n’est immunisé

Mais cette menace n’endommage pas pour autant les chances de Paris dans l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques car le CIO a intégré le risque terroriste comme l’explique Thomas Bach "le terrorisme n'est pas une menace contre Paris seulement, mais une menace internationale".

En effet, comme le démontre tragiquement l'histoire, un attentat peut se produire n'importe où et n'importe quand. En 1996, pendant les JO d'Atlanta, un attentat avait fait deux morts au Parc olympique. Des attaques terroristes avaient aussi eu lieu en 2005, à Londres au lendemain de l'attribution des Jeux de 2012 à la capitale britannique ou en Russie, six semaines avant l'ouverture des JO de Sotchi en 2014.

L’avantage de la France reste son savoir-faire dans l’organisation des grands événements. L’organisation de l’Euro 2016 de football ou la quarantaine de grands championnats organisés ces dernières années le prouvent.

Enfin, François Hollande le souligne également, "la France a, à cause des événements récents, une forme de préparation qu'aucun pays ne peut avoir."

Conserver la ferveur populaire

Cette menace terroriste ne doit pas pour autant transformer notre expérience des Jeux Olympiques et Paralympiques comme l’explique Karim Herida, directeur adjoint du projet olympique pour la ville de Paris et responsable des fans zones lors de l’Euro 2016.
"On a changé d’époque, de vie avec ce contexte terroriste. Mais il ne faut pas sacrifier la dimension populaire. Pour continuer de célébrer l’événement, l’essentiel est de structurer ces grands rassemblements et éviter les huis clos".

L’organisation de Paris 2024 pourra s’inspirer de l’expérience des fans zones lors de l’Euro 2016 où 4 millions de personnes avaient été réunies à travers la France sans incident.

Une meilleure anticipation

Enfin, ce contexte sécuritaire apportera un réel changement dans notre expérience des Jeux : il demande d’avantage d’anticipation. Avant, deux heures de notre temps suffisaient pour profiter d’une manifestation. Aujourd’hui, il faut quasiment compter une demi-journée avec les temps de palpation ou les barrages filtrants.

De son côté le conseil de Paris a aussi accéléré l’effort de sécurisation avec une vingtaine de sites sportifs supplémentaires qui seront raccordés au centre de veille opérationnelle. Des plans en 3D des principaux lieux de manifestations sont mis à disposition des forces de sécurité pour faciliter toute intervention.

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