En route vers Paris 2024. Dans la peau d'un nageur

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Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, revisite l’actualité olympique en vue des Jeux de Paris en 2024. 

À l'occasion des championnats de France de natation, à suivre du 16 au 21 avril à Rennes, En Route vers Paris 2024 vous invite à plonger dans les bassins et à vous glisser dans la peau d'un nageur de haut niveau.

L'eau n'est pas notre milieu de prédilection

On apprend à nager à l'école mais de là à aligner les longueurs en toute décontraction, il y a, pour une grande majorité d’entre nous, encore un peu de travail. Pour nous faire ressentir le bonheur de la nage, rien de mieux qu'un champion du monde et champion olympique.

Jérémy Stravius nous raconte : "Je pratique un sport de glisse et aquatique. On est à l’opposé de ce que l’on fait d’habitude car nous sommes des êtres terrestres. On doit savoir se mettre à la place de quelqu’un qu’on n’est pas. Il faut se positionner comme un bateau ou comme un poisson. On compare souvent certains gestes techniques avec l’ondulation du dauphin. Avec ma spécialité pour les coulées, j’aime passer du temps sous l’eau et me dire que le monde aquatique est magnifique."

"On apprend tous les jours à nager" 

À force de répéter les longueurs, une question revient souvent : "Comment les nageurs de haut niveau s'occupent l'esprit ?" Les plus médisants pourront penser qu’ils comptent les carreaux au fond de la piscine à force de nager environ 5 heures par jour.

Mais pour Jérémy Stravius, l’esprit du nageur n’a pas le temps de s’ennuyer :
"À partir du moment on est au bord du bassin, il se passe une multitude de choses. On est déjà dans l’esprit de compétition et de performances. Sur un geste technique de nage, sur une partie de 5, 6 secondes, il y a environ 20 pensées cumulées.

C’est tellement rapide et c’est pour cela qu’on s’entraîne beaucoup, qu’on répète les gestes, pour que cela devienne des automatismes. C'est ce qui fait la beauté et l'intérêt de notre sport : on apprend tous les jours à nager. Tous les jours, on apprend de nouvelles techniques. Les entraînements sont tous différents donc il n’y a pas de lassitude."   

Gérer l’adversité

Quand on aime la natation, il est aussi très amusant de regarder l'attitude et la confrontation entre les nageurs. Vous avez peut-être en mémoire certains athlètes qui, sortis de la chambre d’appel, se frappent le torse, gonflent les muscles pour impressionner l’adversaire.

Mais ce qui est vraiment impressionnant, c’est la capacité de ces sportifs à se situer dans le bassin. Une piscine olympique fait 25 mètres de large. Chaque nageur se positionne sur sa ligne d’eau. Quand la course commence, les athlètes sont capables de voir un adversaire à l'autre bout du bassin.

Évidemment, l'habitude de s’entraîner avec d'autres nageurs leur permet de développer cette vision mais ils sont à l’affût du moindre indice. Une éclaboussure ou le virage aux 50 mètres leur permettent de puiser de nombreuses informations. Une fois ces données prises en compte, le nageur n'a qu'un objectif en tête : glisser sur l'eau et être le premier à toucher le mur.

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