En route vers Paris 2024. A la découverte de la natation synchronisée

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Chaque semaine, Cécilia Berder, membre de l’équipe de France d’escrime, vous invite à découvrir un sport olympique avant de l'admirer, lors des Jeux de Paris en 2024.

Le 8ème Open de France aura lieu à Montreuil du 9 au 11 mars

Queue de poisson, barracuda, coup de pied à la lune, godille, château ou flamand rose… Ces expressions ne vous disent peut-être pas grand-chose et pourtant, on est nombreux à avoir déjà tenté de telles figures en piscine en voulant imiter les meilleures nageuses de natation synchronisée.

La natation synchronisée, connue à l'origine sous le nom de ballet aquatique, fait ses débuts au Canada dans les années 1920. La popularité de ce sport va exploser aux Etats-Unis, grâce notamment à une nageuse et actrice, Esther Williams, surnommé la sirène d’Hollywood, qui dans les années "après-guerre" réalisera des prouesses dans de nombreuses comédies musicales aquatiques.

Mérite technique et qualité artistique

L’histoire olympique de la natation synchronisée commence à Los Angeles en 1984. La discipline comprend aujourd’hui une épreuve par équipe de huit nageuses et un duo. Chacune de ses épreuves compte un programme imposé où les nageuses effectuent des figures imposées, dans un ordre établi et un programme libre. Tout se fait en musique et dans un temps limité.

Côté notation, c’est un peu comme au patinage artistique. Deux aspects de la performance sont analysés : le mérite technique, où sont observés de près la synchronisation, l'exécution et la difficulté des mouvements. Le second aspect analysé par les juges repose sur la qualité artistique, qui dépend de la chorégraphie et de l'interprétation musicale.

Le sourire malgré la prouesse physique

A les voir glisser sur l’eau, glisser sous l’eau ou se propulser le corps en dehors de l’eau, le sourire perpétuellement fixé sur leurs visages, d'un point de vue extérieur, ce sport peut paraître facile. Mais la natation synchronisée cache très bien son jeu. Les athlètes doivent être souples, puissantes, créatives et endurantes. A aucun moment, elles n’ont le droit de toucher le fond de la piscine pour se projeter ou reprendre appui. Surtout, elles doivent avoir une grande force cardio-respiratoire. Sur les 4, 5 minutes de chorégraphie, les nageuses vont passer plus de la moitié du temps sous l’eau. Lors de ces phases d’apnée, un haut-parleur sous-marin permet aux nageuses de continuer à suivre le rythme de la musique, indispensable pour conserver une synchronisation parfaite.

Pour dissimuler cette prouesse physique, outre leur talent, les nageuses peuvent compter sur leurs équipements. Un pince-nez leur permet de ne pas avoir d’eau qui rentre par les narines. Elles ont aussi de la gélatine alimentaire dans les cheveux pour fixer le chignon et s'assurer de ne pas avoir une mèche de cheveux devant les yeux et enfin, justement, leurs yeux sont très maquillés pour faire ressortir toutes les expressions du visage et donner l’illusion de l’absence d’effort.

Aussi, autre point purement esthétique, le vernis à ongles n'est pas autorisé. Le port de bijoux est interdit et les tatouages doivent être couverts. Si une nageuse a les cheveux courts, elle doit obligatoirement porter un faux chignon lors du programme libre.

Et la place des garçons ?

Avec la gymnastique rythmique, la natation synchronisée reste un sport olympique exclusivement féminin. Mais cela tend à évoluer. Pour preuve, lors des championnats du monde 2015, une compétition de duo mixte a été organisée. A cette occasion, on d’ailleurs vu le retour de la plus grande nageuse française de synchro, Virginie Dedieu triple championne du monde, médaillée de bronze à Sidney en 2000 qui a fait son retour à la compétition pour cet événement aux côtés de Benoit Beaufils. Ils ont terminé quatrième de l’épreuve.

Retrouvez ici toutes les informations du 8ème open de France à Montreuil.

Vous êtes à nouveau en ligne