Six mois avant d'accueillir la COP25, le Chili annonce la fermeture de huit centrales à charbon d'ici 2024

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Le gouvernement chilien veut aussi sortir complètement du charbon d'ici 2040.

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Moins de charbon et plus d'énergies renouvelables : c'est déjà ce qu'il se passe au Chili depuis plusieurs années, grâce notamment à l'énergie solaire produite dans le désert d'Atacama. Mais 40% de l'électricité du pays provient encore de centrales à charbon. Et à six mois de la COP25, la conférence pour le climat de l'ONU qui sera organisée à Santiago du Chili, le gouvernement chilien essaye de montrer l'exemple.

Le président chilien Sebastian Pinera a annoncé mardi 4 juin la fermeture de huit centrales à charbon parmi les plus polluantes du pays, et veut sortir complètement du charbon d'ici à 2040. Les centrales, qui sont entrées en activité il y a plus de 40 ans, seront fermées avant 2024, selon l'accord passé entre le gouvernement chilien et les entreprises propriétaires de ces unités, dont la multinationale française Engie. L'ancien GDF-Suez fermera ainsi quatre centrales au Chili, des unités entrées en activité au début des années 1960.

Ensuite, la vingtaine d'autres centrales du pays devront avoir fermé d'ici à 2040. C'est en tout cas ce qu'affirme le gouvernement aujourd'hui, même s'il n'y a pas de calendrier et pas encore d'engagement ferme de la part des entreprises sur la date de fermeture des centrales les plus récentes.

Les autres énergies jugées suffisantes pour remplacer le charbon au Chili

Selon les organisations de défense de l'environnement qui travaillent sur le sujet, les énergies renouvelables et d'autres sources d'électricité moins polluantes que le charbon seront assez développées dès 2030 pour permettre la fermeture de toutes les centrales à charbon du pays.

Pour ces ONG, dont fait notamment partie Greenpeace, les annonces du président sont très insuffisantes. Les défenseurs de l'environnement considèrent que les huit centrales les plus anciennes devraient déjà avoir cessé de fonctionné. Et ils demandent un calendrier précis et rapide de sortie du charbon qui prévoirait la fermeture de deux centrales chaque année, car la majorité de ces centrales risque de fonctionner pendant encore 20 ans.

Pollution aux particules fines et au dioxyde de souffre

Aujourd'hui, ces centrales sont presque toutes regroupées sur cinq communes chiliennes qui sont saturées par la pollution industrielle, notamment la pollution aux particules fines et au dioxyde de soufre. Cela entraîne par exemple des problèmes respiratoires chez les enfants et les adultes. Sans compter que d'autres industries polluantes sont aussi implantées sur les mêmes communes. L'entreprise française Engie vient par exemple d'inaugurer une grande centrale à charbon à Mejillones, une petite ville qui compte déjà sept centrales de ce type à proximité du centre ville.

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