Quatre saoudiennes aux JO de Rio : une première !

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Quatre ans après les Jeux Olympiques à Londres, deux athlètes saoudiennes créaient l'évènement. C’était la première fois que l’Arabie Saoudite inscrivait deux athlètes féminines. Cette année, les autorités saoudiennes ont décidé d’envoyer quatre saoudiennes.

Compte tenu de la situation des femmes en Arabie Saoudite, de leurs droits souvent bafoués, (la pratique du sport par les femmes, n’est pas autorisée en public),  envoyer quatre saoudiennes aux jeux Olympiques à Rio, relève, on peut le dire, d’un exploit.  C’est d’ores et déjà pour ces athlètes, une victoire en soi !

C’est très symptomatique, le Comité Olympique saoudien a annoncé la participation de ces quatre athlètes saoudiennes, il y a seulement quinze jours. La présentation de ces sportives s’est effectuée en marge de celle de la délégation masculine qui ne comporte que six athlètes. La presse locale est restée plutôt discrète. Il n’était pas question de trop communiquer sur ces femmes, pas question surtout de provoquer la sensibilité des religieux, de ces conservateurs de tous poils qui considèrent que les femmes ne doivent pas pratiquer une activité sportive, encore moins participer aux Jeux Olympiques de Rio.

La parité hommes femmes presque respectée

Parmi ces athlètes, on retrouve Sara al-Attar, athlète du 800m  c’est sa deuxième participation aux JO. Lubna al-Omair représentera son pays en escrime, Cariman Abu al-Jadail s’alignera au 100 mètres et Wujud Fahmi  au judo. Il faut préciser que ces quatre sportives ne sont pas passées par les épreuves qualificatives ou les  minimas exigés pour participer à une telle compétition internationale. Elles ont tout simplement obtenu une invitation. Cela permet ainsi au Comité Olympique saoudien de se donner bonne conscience en donnant l’impression de respecter la charte olympique qui exige la parité hommes femmes.

Le première fois qu'une saoudienne portait un kimono

Comme il y a quatre ans le Comité international olympique s'est plié aux exigences du royaume, à savoir que les athlètes saoudiennes doivent être couvertes de la tête au pied, obtenir l’accord d’un parent. C’est souvent le tuteur - le père le frère ou un membre de la famille - la présence de ce tuteur est d’ailleurs obligatoire !  Il est aussi important que les athlètes féminines respectent les zones de non-mixité.

On se souvient également de la polémique qu’avait suscité le bonnet de la  judoka Wodjan Sharkhani. Alors que normalement le réglement l'interdit même si la jeune athlète de seize ans a passé seulement une minute et 22 secondes sur le tatami face à une portoricaine. Un an après, Florence Rodriguez a rencontré Wodjan qui l'a interviewée pour son livre  "Révolution sous le voile' aux éditions first,  consacrée à des portraits de saoudiennes, la jeune fille lui avait alors avouée que c’était la première fois qu’elle participait à une compétition. C’était la première fois qu’elle portait un kimono ! Plus que sa performance sportive, on retiendra surtout que Wodjan, fait partie des deux premières saoudiennes à inscrire leur nom dans l’histoire du sport en Arabie Saoudite.

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