En Suède, les trentenaires plébiscitent le co-living

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Le mode de vie des espaces d'habitation partagés séduit de plus en plus les habitants de la capitale suédoise. 

Le co-living, venu des États-Unis, s’est développé en Suède, et particulièrement à Stockholm. Cette vie en communauté, aujourd’hui, consiste à investir une maison ou un immeuble où chacun a son espace privé (une chambre et une salle de bain), mais partage tout le reste : le salon, la salle à manger, le bureau. Ce mode de vie qui ne concerne plus seulement les étudiants, s’est concrétisé de manière spectaculaire à Stockholm, au K9, un immeuble où vivent plus de 50 personnes.

"Bienvenue à la maison !" Raphaël, un ingénieur venu de la Réunion, nous fait visiter le K9, situé dans le quartier des ambassades, avec un grand parc et des immeubles en pierre de taille. On y trouve des espaces communs à tous les étages, une cuisine, un salon avec home cinema. La moyenne d’âge des habitants du K9 est de trente ans, ils viennent du monde entier. Beaucoup sont créateurs de start-up mais il y a aussi des médecins, des chercheurs, et même une mère de famille avec sa fille danseuse.

Une liste d'attente pour devenir locataire

L’ambiance peut être très studieuse, dans les espaces dédiés au travail, ou plutôt délirantes quand il y a des fêtes ou des repas. Les locataires utilisent une application qui permet de prévenir les autres quand ils veulent proposer une activité, une sortie, une soirée, et qui sert aussi à distribuer les tâches aux différentes équipes. Il y a des groupes chargés de la décoration de la maison, des réparations à faire, ou même du recrutement. Car les locataires sont choisis par la communauté après entretien, pour s’assurer qu’ils seront compatibles avec l’esprit de la maison.

Les locataires qui veulent faire du co-living ne cherchent pas à faire des économies, car les loyers au K9 sont comparables à ceux d’un studio en ville. Leur principale motivation, c’est la rencontre. Ils s’enrichissent, culturellement, et beaucoup disent qu’ils ont vu leur carrière progresser parce qu’ils ont côtoyé d’autres jeunes professionnels, comme eux, qui leur ont ouvert d’autres horizons. Il y a une liste d'attente pour emménager au K9. Pour les gens qui ont pris goût à cette vie collective, c’est très difficile de décrocher.

"Je suis juste partie trois-quatre jours mais j’ai l’impression d’être partie un mois ! s'exclame Navadita, une jeune indienne rentrée de voyage, sa valise à la main. D’habitude je n’ai pas le mal du pays quand je voyage mais là pour la première fois de ma vie la maison m’a tellement manqué. Le premier jour je me suis dit oh, je mange mon petit-déjeuner toute seule, c’est si bizarre !"

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