En Inde, le marché automobile connaît un fort ralentissement

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L’année 2019 a été difficile en Inde pour les constructeurs automobiles, avec des ventes en forte baisse.

L'Inde comptait, il y a un an, l'une des plus fortes croissances asiatiques, avec des taux de 7%. Mais celle-ci s'est écroulée à 4,5% au 3e trimestre 2019. L'un des secteurs qui connaît un fort ralentissement est celui de l’automobile. L'année 2019 a été un cauchemar pour les constructeurs. Les ventes de véhicules ont plongé de 18% sur la période d'avril à novembre 2019, par rapport à l'année 2018. Une diminution qui a atteint 25% pour les véhicules particuliers.

Une douche d'autant plus froide que les Indiens sont encore peu équipés en voiture et que le secteur connaissait ces dernières années une croissance annuelle aux alentours des 10%.

Plusieurs facteurs expliquent cette chute des ventes. D'abord, la démonétisation des billets de banque, imposée par le gouvernement et mise en place il y a trois ans. Cela a freiné l'économie, qui n'a pas redémarré. Les banques sont également très endettées, à cause de mauvais prêts qu’elles ne peuvent recouvrer. Elles ne prêtent donc plus aussi facilement qu'avant aux particuliers qui voudraient acheter une voiture.

Des nouvelles normes de carburant

À partir d'avril prochain, tous les véhicules vendus en Inde devront respecter la nouvelle norme d'émission BS6, qui correspond à celle appelée Euro 6 en vigueur en Europe. C'est une amélioration importante, car cela permet de diviser par cinq la quantité de souffre émise par ces véhicules. Cette conversion a cependant un coût. Elle renchérit automatiquement le prix de ces voitures entre 5% pour les véhicules essence et 10% pour les diesel. Ces derniers sont plus polluants et plus difficiles à convertir. La plus grande marque indienne de véhicules particuliers, Maruti Suzuki, vient ainsi d'annoncer qu'elle allait arrêter de vendre des voitures au diesel dès cette année, car la mise à jour des moteurs de cette flotte n’est pas rentable.

La qualité de l’air pourrait s’améliorer en Inde. En tout cas, à la marge, surtout dans des villes comme New Delhi, qui compte plus de 10 millions de véhicules. Mais ces normes ne s’appliqueront qu'aux nouveaux véhicules et tous les anciens continueront à circuler, alors qu'ils sont souvent très vieux et polluants.

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