En Corée du Sud, plongée dans une fabrique des stars de la K-Pop

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BlackPink, BTS... Ces grands groupes connus à travers la planète sont les locomotives d’un phénomène autant musical qu’économique. Incursion dans les coulisses d’une académie de K-Pop du centre de Séoul.

Sand Factory est l’une de ces écoles où l’on forme des "idoles", le nom donné aux vedettes de la K-Pop en Corée du Sud. Sur deux étages dans un immeuble du centre de Séoul, on retrouve des studios d’enregistrements, des salles de danse et sur les murs les photos des célébrités qui ont fréquenté les couloirs éclairés par des néons rouges et bleus. 

Exid, Girls Day, Momoland… Toutes ces stars passées par les bancs de l’académie avaient une qualité en commun, selon Kim Min Seok le directeur. "L’énergie c’est la clé pour devenir une star. Les capacités en chant, en danse, on peut les apprendre, c’est ce que l’on enseigne ici, explique-t-il. On peut même modifier l’apparence si on veut avec des régimes appropriés. Mais l’énergie, la volonté c’est ça qui va transformer quelqu’un de normal en star de la K-Pop".   

L’académie, seulement un premier pas  

L’académie, ce n’est que la première de trois étapes. On entraîne les jeunes élèves, on les forme afin qu’ils passent des auditions, de quatre à huit par mois, avec l’un des très nombreux labels qui contrôlent ce marché très compétitif. Ensuite, s’ils sont repérés, ils peuvent rejoindre le millier de stagiaires des labels de la K-Pop, ce qui constitue un changement de vie drastique. Douze heures d’entraînements quotidiens, du sport, des cours de langues étrangères en plus du chant et de la danse. Kim Kan Hyeon, l’un des élèves de l’académie, a passé trois mois au sein d’une de ces structures. "La vie est très différente dans les labels, certaines entreprises ont des côtés très obscurs", témoigne-t-il.   

Par exemple, il y a des caméras de surveillance pour s’assurer que l’on reste en forme ou dans le studio d’enregistrement pour être sûr que l’on s’entraîne dur.

Kim Kan Hyeon, élève de la Sand Factory  

à franceinfo

"Si on prend du poids, où va nous pousser à en perdre. Ici [à l'académie], on gère nos horaires comme on le souhaite, personne n’essaie de nous façonner de manière spécifique…", rigole Kim Kan Hyeon.  

Kim tient à le préciser, les conditions de travail dépendent de chaque label et c’est pour cela qu’il est de nouveau à l’académie, pour décrocher un contrat avec une meilleure structure. S’il y parvient, il devrait ensuite faire ses preuves au milieu des autres stagiaires pour avoir enfin la chance de lancer sa carrière, que cela soit en solo ou au sein des boys et girls bands, figures phares de réussite de la K-Pop.

 

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