En Autriche, un café qui met en contact toutes les générations

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

À Vienne, le café Vollpension veut faire dialoguer les jeunes avec les personnes âgées.

Ce café pas comme les autres a ouvert en 2015 dans la capitale autrichienne. Cette initiative privée part d'un constat simple : dans les villes, il n'y a pas d'endroit où les jeunes et les personnes âgées se rencontrent. Pourtant chacune des générations y a un intérêt. Pour les jeunes, ceux qui ne peuvent pas rentrer chez leurs parents, c'est l'occasion d'avoir un lieu qui rappelle le foyer familial.

Vollpension ressemble au salon de nos grands-parents

On y retrouve les fauteuils vintage et les photos de famille. Le succès a très vite été au rendez-vous, du coup un deuxième café de ce type a ouvert à Vienne à la fin de l'année dernière. Aujourd'hui sur les quelque 80 personnes employées par Vollpension, plus de la moitié sont des retraités, âgés de 55 à 80 ans. il s'agit pour la plupart de femmes car ce sont elles qui ont le plus souvent des petites retraites.

Cette initiative permet aux retraités d'avoir un complément de revenus et d'arrondir les fins de mois. Les grands-mères et les grands-pères travaillent maximum dix heures par semaine en cuisine ou en salle. C'est le faible montant de sa retraite qui a poussé Doris, 66 ans, à travailler pour Vollpension. Elle gagne un peu plus de 400 euros par mois mais elle a trouvé bien plus en arrivant dans ce café. "Je n'ai pas de famille ici et je n'ai donc pas facilement accès aux jeunes."

Ce travail travail me permet de rencontrer et d'échanger avec beaucoup de jeunes. J'aime ça!

Doris, retraitée de 66 ans
à franceinfo

Avant de trouver ce travail, Doris a postulé à de nombreuses offres d'emploi, sans succès. Elle estime que c'est à cause de son âge. 

En plus du développement des cafés, l'équipe de Vollpension a d'autres idées

"Nous avons un atelier une fois par mois où une grand-mère ou un grand-père montre ce qu'il sait faire : de la couture, du théâtre ou du poker", reprend David Haller, membre de l'équipe à l'initiative du projet. "On essaye de développer cela et de créer une communauté où l'on peut inclure les personnes qui ne peuvent plus travailler au café ou qui ne veulent pas travailler." Il estime qu'il y a du potentiel pour cette communauté puisque Vollpension est suivi par près de 30 000 personnes sur Facebook. 

Vous êtes à nouveau en ligne