COP21 : les entreprises françaises aident la Chine à moins polluer

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C'est à ce jour la plus grande installation de ce type en fonctionnement en Asie permettant la valorisation énergétique du biogaz et donc, une importante réduction des émissions de gaz à effet de serre. c'est un projet Véolia. donc une entreprise française qui s'occupe des déchets de la Chine. Projet présenté dans le cadre de la COP21.

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Le centre d'enfouissement de Laogang est situé en grande banlieue de Shanghai. Près de l'aéroport de Pudong. Et il appartient à une entreprise française : Véolia. Chaque jour, 5.000 tonnes d'ordures ménagères arrivent ici par bateaux et par camions. Cela représente un tiers des ordures générées par les 24 millions d'habitants de Shanghaï.

Ces déchets sont ensuite prétraités sur une parcelle. Puis cette colline est recouverte d'une membrane qui retient les gaz issus de la décomposition des ordures. Principalement du méthane. Ce méthane est ensuite envoyé vers des générateurs pour produire de l'électricité.

Chaque année, on produit ici, à partir des biogaz, 100.000 mégawatt/heure d'électricité. Ce qui équivaut à la consommation d'une ville de 100.000 habitants en Chine.

Les rejets de CO2 sont limités

Cela représente 660.000 tonnes de rejets de C02 par an en moins. Tout en réduisant les émissions de méthane. Sachant que le méthane est un gaz à effet de serre dont l'impact sur le réchauffement climatique est 28 fois supérieur à celui du C02. Mais il faut remettre les choses dans leur contexte, économisez 660.000 tonnes de C02 quand la Chine émet 9,9 milliards de tonnes par an, c'est une goutte dans l'océan. Le gouvernment chinois est demandeur de projets comme celui-ci, qui participent à la transition énergétique du pays.

La Chine fait d'ailleurs de plus en plus appel aux entreprises étrangères – et notamment françaises – pour l'aider dans sa dépollution.

Le marché se porte bien, et il ne souffre pas du ralentissement de la croissance chinoise : Suez et Véolia - qui sont bien implantés en Chine - y voient des perspectives de développement importantes. Par exemple, sur le retraitement des déchets dangereux, toxiques. Les réglementations imposées aux industriels chinois sont de plus en plus strictes, identiques à celles que nous avons en Europe, et (fait nouveau) elles sont appliquées, sévèrement même.

Les usines ont donc l'obligation de mettre en œuvre des filières pour traiter leurs déchets, et là il y a un savoir-faire français.

Les autorités chinoises poussent aussi à l'optimisation des ressources. Moins consommer d'eau et d'énergie.

La croissance verte, et la modernisation des sites industriels, font partie des priorités du plan quinquennal chinois, pour la période 2016-2020.

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