Coca-Cola ouvre une usine dans la bande de Gaza

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L'entreprise promet plusieurs milliers d'emplois directs et indirects. Un immense espoir pour l'une des populations les plus pauvres au monde.

L'idée a germé dans la tête de Zahi Khouri, le directeur de la société nationale de boissons palestinienne. C'est lui qui dirige la filiale locale de Coca Cola en Cisjordanie. Après avoir développé trois usines à Ramallah, Jéricho et Tulkarem, il a obtenu début 2014 l'autorisation d'Israël pour construire un nouveau site de production à Gaza. L'ouverture a ensuite été retardée par l'éclatement du conflit la même année.

Coca-Cola a annoncé 1000 emplois directs mais au total, avec les sous-traitants, l'installation de cette usine pourrait générer la création d'au moins 3000 emplois. Une petite respiration pour la bande de Gaza, où un actif sur deux est aujourd'hui au chômage. Mais l'impact pourrait être encore plus grand: si ce projet fonctionne, il pourrait donner des idées à d'autres investisseurs palestiniens ou étrangers. Autre avantage pour les Gazaouis: le prix de la cannette de Coca va baisser, à environ 25 centimes d'euros. Aujourd'hui, les boissons importées d'Israël ou de Cisjordanie coûtent deux fois plus cher.

Un point noir: la ressource en eau

Mais l'arrivée de Coca-Cola à Gaza n'aura peut-être pas que des conséquences positives. Le principal problème est environnemental: où trouver l'eau utile à la production de la boisson gazeuse ? A Gaza, environ 95% de l'eau disponible n'est pas potable. La population se lave par exemple avec l'eau salée puisée directement dans la mer sans processus de désalinisation. Certains habitants redoutent donc que l'usine Coca-Cola ne s'alimente dans les rares nappes phréatiques déjà menacées de l'enclave palestinienne.

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