Au Guatemala, le président en passe d'être arrêté après des mois de mobilisation populaire

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Otto Pérez Molina est accusé de corruption. Depuis que le scandale a éclaté, les Guatémaltèques manifestent toutes les semaines. Ce mouvement inédit a peut-être porté ses fruits.

Avec Emilie Barraza, correspondante régionale de France Info, basée à Mexico.

Depuis ce printemps, le Guatemala vit son histoire en accéléré. Tout a commencé par les révélations de la Commission internationale contre la corruption. Elle a mis au jour il y a quelques mois un vaste détournement de fonds publics au Guatemala, qui aurait été orchestré directement par le président et sa vice-présidente. Depuis, les Guatémaltèques manifestent pacifiquement toutes les semaines, pour réclamer le départ du chef de l'Etat.

Cette semaine, cette vague de protestation populaire inédite a abouti à la levée de l'immunité présidentielle d'Otto Pérez Molina. Il est maintenant passible de poursuites, et d'ailleurs des juges ont lancé ce jeudi un mandat d'arrêt contre le président, encore en exercice. Tout cela intervient à quelques jours de l'élection présidentielle, à laquelle Pérez Molina ne se représentera pas.

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