Au Chili, les politiques font campagne en ligne et tentent à tout prix de se faire remarquer

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En plein confinement, les candidats aux élections municipales, régionales mais aussi à l'Assemblée constituante chilienne, font campagne sur les réseaux sociaux.

Les Chiliens sont appelés aux urnes les 15 et 16 mai prochains pour des élections municipales, régionales mais aussi pour élire une Assemblée constituante. Une nouvelle Constitution, c'était l'une des demandes du mouvement contre les inégalités sociales qui a éclaté fin 2019 au Chili. Le scrutin a déjà été décalé une fois à cause de la pandémie de Covid-19, et en plein confinement, les candidats font donc surtout campagne en ligne en ce moment.

De faux abonnés sur Instagram

Dans ces conditions, tout est bon pour se faire remarquer des électeurs, en particulier sur les réseaux sociaux. C'est le cas de l'ancienne ministre de droite conservatrice Marcela Cubillos. Ancienne partisane du dictateur Augusto Pinochet, c'est l'une des candidates à l'Assemblée constituante qui a pour l'instant reçu le plus de dons d'entreprises et de particuliers pour sa campagne électorale.

Marcela Cubillos était contre l'idée de rédiger une nouvelle Constitution, pour remplacer le texte actuel, hérité de la dictature. Elle a récemment été épinglée par ses détracteurs, pour avoir semble-t-il gonflé artificiellement son nombre d'abonnés sur Instagram. En effet, la candidate est suivie par un certain nombre de comptes visiblement faux. Par exemple, des personnes dont les noms n'existent pas dans les registres d'état-civil, et dont les photos ont été piochées sur internet et retouchées avec l'application Face App, pour vieillir leurs visages par exemple. Autant de profils créés quelques jours à peine après le début de la campagne.

Toucher des électeurs sur... Tinder

Une candidate aux élections municipales a, elle, décidé de faire campagne sur l'application de rencontres Tinder. C'est une candidate de centre gauche, plutôt jeune, qui est en lice dans l'agglomération de Concepcion, dans le sud du Chili. Elle s'est créé un profil pour toucher des électeurs qui ne la suivraient pas forcément sur les autres réseaux sociaux. Avec l'application, elle peut choisir d'être vue par des hommes ou des femmes près d'elle, choisir aussi les tranches d'âges avec lesquelles elle peut interagir.

Sauf que cela n'a pas vraiment marché : elle a récemment expliqué à la presse locale que l'application a restreint son compte et même effacé son texte de présentation. Tinder n'est pas destiné aux campagnes politiques, et les modérateurs ont jugé qu'elle avait donc enfreint les règles de la plateforme.

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