Les projets européens affluent pour le plan Juncker

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Les Européens fourmillent d'idées pour l'avenir : déjà 2.000 projets ont été déposés pour bénéficier du plan Juncker de 315 milliards d'euros, lancé fin novembre par le président de la Commission européenne pour relancer la croissance et l'emploi. Mais malgré l'engouement, le plan continue de diviser.

C'est beaucoup plus que les 315 milliards d'euros avancés par la Commission. D'autant que l'Europe ne prévoit d'en apporter que 21 milliards, comptant sur des financements privés pour compléter. Un comité d'experts indépendants devra donc être nommé pour sélectionner les projets les plus pertinents, et non pas les responsables politiques nationaux. Une bonne nouvelle pour Jean Arthuis, eurodéputé UDI et président de la commission des budgets : "Un jury indépendant sera mis en place, aussi indépendant que possible et il aura à apprécier l'intérêt et la valeur ajoutée de chacun de ses projets. Il faut contribuer à améliorer la compétitivité de nos territoires ."

Un nouveau terminal pour l'aéroport de Francfort, la modernisation des hôpitaux en Wallonie, une digue dans le port de la capitale de Malte ou encore la création du Charles-de-Gaulle Express pour la France, qui doit relier le cœur de Paris à l'aéroport. La Commission veut réaliser ces projets rapidement et privilégier certains domaines comme le numérique, l'énergie, les transports ou la recherche. 

Des tas d'idées, dans un tas de domaines, c'est justement ce que critiquent les opposants au plan Juncker, qui dénoncent une "coquille vide " et doutent de la capacité de l'Europe à lever des fonds privés. Karima Delli, eurodéputé EELV reproche au plan de ne pas porter de grands projets européens : "Chacun arrive avec ses petits projets mais où sont les projets d'envergure européenne ? En tant que membre de la commission transports, j'ai hâte qu'on ait le fameux train européen du futur, c'est ça les investissements d'avenir. On n'a pas l'impression d'être dans un esprit européen qui défend l'intérêt général pour tous les citoyens. On a l'impression que chaque état défend ses intérêts nationaux. Ce n'est pas ça, l'Europe !"

 

A peine annoncé, le plan Juncker avance rapidement et prendra forme à la mi-2015. Mais avant cela, les chefs d'états européens plancheront sur le sujet à la mi-décembre. La Commission espère obtenir leur soutien politique, et éventuellement leur soutien financier.

Camille Labrousse

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