L'ardeur n'attend pas le nombre des années

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Coup de projecteur sur la doyenne des eurodéputés, la luxembourgeoise Astrid Lulling, qui célébrait son 83ème anniversaire cette semaine au Parlement européen à Strasbourg. Un Parlement dont elle accompagne et marque les travaux depuis près d'un demi-siècle.

Astrid Lulling est née le 11 juin 1929. Elle a été si profondément marquée par la Deuxième Guerre mondiale, qui lui a arraché deux frères enrôlés de force, que l'Intégration europénne n'a pas de prix pour elle, parce qu'elle est et reste synonyme de paix.

Elle a fait son entrée au Parlement européen en 1965, dans une assemblée non encore élue, dont est la dernière rescapée. Elle se décrit aujourd'hui  comme mémoire vivante indispensable de l'Institution, d'autant plus qu'elle participé dès 1950, comme "journaliste et syndicaliste", à l'élaboration de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier), dont l'Assemblée commune de ** 78 membres issus des parlements nationaux des six
pays fondateurs est l'ancêtre du Parlement actuel.

Astrid Lulling se félicite d'être la seule parlementaire féminine luxembourgeoise à y siéger actuellement, puisque sa collègue Viviane Reding est Commissaire européenne.

Elle a débuté sa carrière professionnelle dans le champ syndical comme rédactrice et secrétaire du Lëtzebuerger Arbechter-Verband (1949-1963). Elle a été collaboratrice au bureau de liaison
des mineurs et métallurgistes auprès de la CECA à Luxembourg. Et bourgmestre de sa ville natale Schifflange (1970-1985).

Elle siège au bureau du Parlement et en est l'un des six questeurs, chargés des questions administratives et financières concernant les eurodéputés. Elle est impliquée dans les relations avec l'Amérique du Sud, est membre de la Commission économique et monétaire, de la Commission des droits de la
femme et de l'égalité des genres, et membre suppléant de la Commission de
l'agriculture et du développement rural. Elle est immergée dans la réforme de la PAC et plus particulièrement de la viticulture.

Elle a toujours porté, telle une passionaria, une vision politique qui dépasse les clivages idéologiques partisans dans la défense emblématique des abeilles, qui incarnent, par la pollinisation, la survie de l'agriculture et l'avenir de l'Humanité.

Bel héritage politique pour cette "ouvrière" parlementaire, qui aura eu plusieurs vies publiques. Comme élue du Parti chrétien social luxembourgeois, elle siège au PPE, Parti Populaire Européen.

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