En direct de l'Europe. Le bio en toute confiance

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Parce que le marché des aliments biologiques, en pleine croissance, constitue un secteur d'avenir, l'UE renforce les normes et les contrôles notamment sur les importations, et facilite l'obtention du label bio pour les petits agriculteurs européens.

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Les Européens sont attachés à leur santé, ils adorent les produits bio ; ils en achètent toujours plus, acceptent de les payer plus cher, ce qui logiquement ne devrait bientôt plus être le cas, mais comment être sûr qu'un aliment labellisé AB soit effectivement issu de l'agriculture biologique ?

L'UE renforce les règles, notamment sur les importations

Après les scandales d'importations frauduleuses de faux bio, en provenance d'Italie ou d'Afrique il y a une dizaine d'années, avec des céréales et des légumes gorgés de pesticides, la Commission européenne a décidé de renforcer les règles. Rarement les discussions entre États membres auront duré aussi longtemps ; après quatre années, elles ont enfin abouti à un compromis, accepté par les 28, et auquel les eurodéputés ont donné leur feu vert définitif cette semaine.

Ce nouveau règlement prévoit justement de renforcer les contrôles sur les importations, alors que 50% des produits bio vendus en Europe viennent de pays hors UE. Et ce, grâce à un système de double contrôle, dans le pays de départ et à l'arrivée, comme pour les OGM. Contrôles effectués dans les pays tiers avec l'aide des laboratoires européens.

Il s'agit de vérifier si les importations respectent bien les normes européennes, le cahier des charges est très strict: pas d'engrais de synthèse, pas de pesticide, pas d'OGM ; sauf exception, les fruits et légumes bio sont cultivés en terre, pas dans des bacs surélevés à l'aide de substrats, c'était l'un des points de blocage notamment pour les Néerlandais et les Suédois qui voulaient pouvoir faire comme les Finlandais, dont une grande partie des cultures est située au-dessus du cercle arctique. En aucun cas des tomates cultivées sur une terrasse en ville ne pourront bénéficier du label bio.

Indemnisations et procédures simplifiées pour être certifié bio

Un autre point d'achoppement concernait le problème de la contamination par les pesticides, en provenance de cultures voisines non bio, contamination par l'air, l'eau, la chaîne de transformation ou les transports. Les agriculteurs seront contraints d'appliquer des mesures de précaution, des indemnisations sont prévues, la Commission devra présenter d'ici quatre ans des règles harmonisées pour déterminer les responsabilités, qui payeront le manque à gagner. Dans le même temps les procédures seront simplifiées pour les petits producteurs qui pourront se mettre en conformité et être certifiés bio plus facilement.

Les agriculteurs auront désormais la main sur leurs semences, pourront les produire eux-mêmes, imposer une plus grande diversité de races animales. Ces nouvelles règles devront "renforcer la confiance des consommateurs et libérer le potentiel de croissance du secteur"; elles entreront en vigueur dans un peu moins de trois ans, le 1er janvier 2021.

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