Jean-Marc Dumontet : "Lire, c'est sortir du monde"

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Grande figure du théâtre français, producteur, propriétaire du Point-Virgule, du Grand Point-Virgule, de Bobino et du Théâtre Antoine à Paris, Jean-Marc Dumontet ne peut pas passer une journée sans lire.

Comment trouver le temps de lire quand on reçoit des projets de pièces de théâtre toute la journée ? Jean-Marc Dumontet ne se pose pas la question. "Je ne peux pas passer une journée sans lire , confie le producteur. Cela interroge, d'ailleurs, parce que je me dis que c'est sortir du monde d'avoir cette obligation personnelle de lire. Je passe déjà beaucoup de temps avec moi-même, et malgré tout je vais chercher un endroit où je vais être encore tout seul..."

Cet amour des mots, Jean-Marc Dumontet l'a d'abord puisé dans le journalisme, lorsqu'il était correspondant à Bordeaux pour Le Quotidien de Paris . "J'avais vingt ans et je faisais quinze papiers par mois, du tribunal d'assises aux Girondins de Bordeaux en passant par la visite de François Mitterrand dans les Landes. C'était formidable car cela m'ouvrait beaucoup au monde. Au fond, l'écriture permet de s'ouvrir sur plein d'horizons." Trente ans plus tard, le propriéaire du Point-Virgule est resté un fou de presse écrite. "Je garde Le Monde depuis 1981" , confie-t-il.

Dernièrement, il vient de lire "La tête ailleurs" , de Nicolas Bedos, aux éditions Robert Laffont. Un récit qui a permis à Jean-Marc Dumontet de découvrir "un homme très touchant" . Régulièrement, le producteur relis "Les champs d'honneur" , de Jean Rouaud, prix Goncourt en 1990. 

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