Livraisons en ville : le casse-tête du dernier kilomètre

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Actuellement, 20% des véhicules qui circulent en ville sont consacrés aux livraisons et les commandes par internet ne cessent d'augmenter. Il faut donc trouver de nouvelles solutions de livraisons.

Chaque jour, 70.000 boutiques et restaurants d'Ile de France sont livrés. Un chiffre auquel il faut ajouter les commandes d'une partie des 30
millions de cyber acheteurs français. Face à cet afflux, il faut que les
livraisons soient moins bruyantes, moins polluantes, et moins encombrantes.
"Vert chez vous", une nouvelle
société, utilise une péniche qui débarque à chaque escale des
triporteurs à assistance électrique qui sillonnent la capitale. 

La péniche nommé "VoKoli" est
gérée par une jeune société partenaire. Son directeur Frédéric Shuhl, a aménagé
la soute d'une péniche type "Freyssinet" (38,5 m de
longueur sur 5,05 m de largeur) en y installant un "entrepôt
flottant" dans lequel sont stockés véhicules et colis.

Cette petite PME, qui pourrait bien
faire des émules, exploite une flotte de 18 vélos triporteurs répartis sur
trois équipes de livraison : à chaque escale, chacune des
trois équipes partira pour une tournée de 1h30 embarquant 2 m3 de
marchandises avant de retrouver la péniche deux escales plus loin
.
Chaque livreur réalisera au final quatre tournées par jour : d'est en ouest,
puis d'ouest en est, permettant de livrer 8 m3 de marchandises
soit le double du volume distribué dans le cadre de tournées classiques depuis
un entrepôt physique. Donc, chaque jour ce sont 144 m3
de marchandises qui sont livrées.

Les triporteurs, une fois leur livraison effectuée en empruntant les pistes
cyclables, rejoignent  le bateau pour préparer à son bord leur prochaine
tournée. Ils se relaient ainsi lors des dix escales parisiennes. L'objectif
étant de 3.000 colis par an, un challenge également pour
prouver qu'on peut être rentable tout en ayant une démarche de développement
durable.

Parallèlement à La Poste, les opérateurs multiplient les points de retraits
qui sont déjà plus de 20.000 en France. Les commerces de
proximité comme les tabacs ou les pressings, sont mis à contribution.

Ainsi les clients peuvent venir chercher leurs colis selon leur
disponibilité, et cela peut être une source de revenu supplémentaire pour les
commerçants.

C'est un mode de livraison de plus en plus recherché par les e-commerçants. Les points de vente les mieux situés sont particulièrement recherchés, et
les opérateurs ont bien compris l'enjeu. Dans
les années 1980, il n'y avait que deux réseaux, ceux des 3 Suisses et de La
Redoute. Aujourd'hui, Fedex, UPS, DHL et bien sûr, La Poste, se battent
pour gagner en proximité, gage de leur réussite.

Pour ce qui concerne les livraisons à domicile, pour éviter que les colis ne
repartent en cas d'absence des clients, il se met en place des réseaux sociaux
qui mettent en relation les voisins pour assurer la réception (il y a de moins
en moins de concierges). Geoffroy Besançon, informaticien, a mis en ligne un
site colisduvoisin.fr, il nous
explique que cela peut être fait bénévolement ou rémunéré  au choix des
"réceptionautes".

Mais la livraison n'est pas tout ! Si vous êtes devant votre écran et
voulez commander des roses pour votre chéri(e), sachez qu'elles viennent pour
95% d'entre elles du Kenya via la Hollande par avion, et que son empreinte
carbone sera 1.000 fois celle du valeureux cycliste
livreur écolo !

Retrouvez en vidéo dans "Transportez moi"
 toute la problématique du dernier kilomètre et des solutions
qui se profilent.

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