Paris X Nanterre : les cafouillis de la rentrée

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Ca y est ! Ils ont suivi leurs premiers cours en amphi, leurs premiers TD. Elena, Axel et Arthur, nos trois étudiants de première année à Nanterre, ont maintenant une idée un peu plus précise de ce qui les attend cette année. Que pensent-ils de leurs profs ? Comment jugent-ils le contenu de leurs cours ? Isabelle Labeyrie les a accompagnés sur les bancs de la fac.

Lundi, 8
heures du matin. Dans le gymnase du campus de Nanterre Axel et ses copains de
promo - pas bien réveillés - commencent leur cours de boxe : deux heures à
sautiller, à s'essouffler, à réviser, à suer... Axel préfère le foot, mais en fac
de sport, il faut tout étudier, en théorie et en pratique : boxe,
natation, gymnastique et danse sont au programme pour le premier semestre.

12 heures
de sport par semaine

Attention à
ne pas se blesser : un étudiant absent est contraint au rattrapage, voire
au redoublement. L'enseignant, Jean-Pierre Masdua, tente donc de faire prendre
de bonnes habitudes à ses poulains : se coucher tôt, ne pas faire d'excès.
Des consignes qui les préparent aussi à leur future vie d'adulte.

Avec 12
heures de sport par semaine, la première année de STAPS sera difficile, Axel le
sait mais il est volontaire, il veut s'accrocher et se dit plutôt content de
son cadre d'études. Piscine, gymnase, terrain d'athlétisme... les structures sont
à portée de main, en bon état. "On est dans de bonnes conditions de
travail
", reconnaît Axel.

Le bazar à
chaque rentrée

Mais pour les filières qui reprennent cette
semaine, c'est encore le grand bazar. Des étudiants arrivent en cours avec 10,
15, 20 ou 30 minutes de retard, parce qu'ils ne connaissent pas le numéro de
leur salle, d'autres doivent négocier serré auprès du secrétariat de
l'université : certains de leurs cours, pourtant obligatoires, se
chevauchent. Elena, en première année d'anglais, est déçue par ce grand
bazar : "Depuis le temps que l'université existe, ils
devraient être rodés, mais non... Apparemment c'est comme ça à chaque
rentrée !
".

Arthur, qui expérimente le
grand écart entre ses cours à la fac et ceux de sa classe préparatoire, est
encore plus virulent : contre un cours d'informatique qu'il ne juge pas au
niveau, ou un emploi du temps en forme de gruyère. Mais il le reconnaît, venir
à l'université c'est aussi apprendre à gérer son temps, à devenir autonome et à
se sentir libre : "La fac est une vraie bulle d'air ".

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