En Espagne, les producteurs d'olives sont plombés par la chute des prix

Il y a quelques années encore, le kilo d'olives se vendait 90 centimes d'euros. Aujourd'hui, son prix a été divisé par deux. Avec des conséquences dramatiques pour les petits villages d'Extremadure (sud-ouest de l'Espagne), dans lesquels les olives constituent la principale production.

L'Extremadure, zone aride située à la frontière portugaise dans le sud-ouest de l'Espagne, est frappée de plein fouet par la crise du
secteur des olives.
L'huile d'olive a remplacé l'huile de tournesol dans les
cuisines, pour la friture, car elle est moins chère. Quant aux olives de table,
qui accompagnent d'habitude les bières fraîches lors de l'apéritif, leur
consommation est en chute libre.

A Valverde, petit village au milieu des oliviers, le
président de la coopérative, Roman Serrapillo, confirme que les ventes ont
diminué de 50%. Le stock est énorme, sachant que la prochaine récolte commence
dans trois mois à peine.
A Torrecilla-de-Los-Angeles, village de 700 habitants,
certains agriculteurs ont même préféré laisser les olives sur pied. Car cela
coûte trop cher en main-d'œuvre de les ramasser.

En contrebas du village se trouve l'usine de tri et de
transformation des olives. Pour la première fois, elle va certainement fermer ses
portes cet été. Les 16 employés seront mis au chômage technique. Si rien ne
s'arrange, une partie d'entre eux sera licenciée en septembre.