Dans quelles conditions sont fabriqués nos vêtements?

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Il y a un an, l'immeuble du Rana Plaza s'effondrait au Bangladesh, tuant 1135 ouvriers et ouvrières du textile. Une catastrophe qui n'a pas permis de lever l'opacité sur la fabrication de nos vêtements. Une veste de créateur fabriquée en Pologne et vendue plus de 300 euros, un jean confectionné au Pakistan et qui coûte moins de 10 euros chez une multinationale type H&M, Zara, Gap, Carrefour ou Auchan...

"Vous pourrez me montrer tous les vêtements que vous voudrez, rien sur leurs étiquettes ne me permettra de vous dire avec certitude dans quelles conditions ils ont été fabriqués. Dans le textile, il n'y a aucune traçabilité " : voilà ce que déplore Nayla Ajaltouni, coordinatrice du Collectif Éthique sur l'Étiquette.

Un an après le drame du Rana Plaza au Bangladesh, la jeune militante dénonce toujours avec la même vigueur l'opacité et la complexité des liens qui existent entre les marques, donneuses d'ordres, et leurs sous-traitants - parfois sauvages - à l'étranger.

Sans pour autant appeler au boycott de certaines enseignes : "Pour les ouvriers et les ouvrières qui travaillent dans des conditions déplorables pour des salaires de misère ce serait une double peine ", explique Nayla.

"Il fauque les citoyens fassent pression, signent des pétitions, écrivent aux marques , insiste la jeune femme. Et que des lois obligent les marques à plus de vigilance ".

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