Ambiance veillée d'armes au festival d'Avignon

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Toute cette semaine, notre série Cinq jours à la une vous propose un coup de projecteur sur un des plus fameux festivals de l'été, celui d'Avignon, qui commence vendredi. Son directeur, Olivier Py, a décidé de le maintenir malgré le risque de le voir très perturbé par le mouvement des intermittents du spectacle. Et quelques jours avant l'ouverture, l'ambiance vire à l'inquiétude.

Billetterie peu débordée, spectacles d'ouverture remplis aux deux tiers, le festival d'Avignon version 2014 retient son souffle alors que nul ne sait dans quelle mesure les intermittents du spectacle, mécontents de leur nouveau régime d'assurance-chômage, viendront perturber les représentations. La CGT spectacles a d'ores et déjà annoncé des actions sur le "in". Les spectateurs sont peu enclins à risquer de payer un billet pour ne jamais voir le rideau se lever.

Véritable poumon économique de la ville, le festival draîne également une clientèle vers les hôtels, cafés et restaurants. Beaucoup assurent leur saison en quelques jours. Mais les terrasses, habituellement déjà bruissantes de festivaliers, sont vides à quatre jours de l'ouverture : "no festival, no money. Et no money, no embauche ", plaisante un restaurateur.

En 2003, quand le festival a été purement et simplement annulé, la ville s'était vidée. Les recettes de certains avaient chuté parfois de 70%. Et le festival avait perdu trois millions d'euros. Il avait fallu rembourser les festivaliers. Cette année là, l'Etat, les collectivités et les assurances avaient mis la main au porte-monnaie. Mais cette fois, il n'y aura pas d'assurance. Dans un tel cas, l'édition 2014 ne serait pas le seule menacée. L'avenir du festival d'Avignon s'en trouverait brouillé.

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