Quand Poelvoorde joue les mercenaires du foot africain : réussi !

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Retour sur deux films sortis il y a quelques semaines pour l'un et quelques jours pour l'autre, Le géant égoïste, film anglais dans la pure lignée sociale britannique et plus récemment, Les rayures du zèbre avec un excellent Benoît Poelvoorde qui dénonce les méfaits du néocolonialsime dans le foot africain. Salutaire ! 

Après "Les convoyeurs attendent" et "Cow boy", c'est la troisième fois que Benoit Poelvoorde et Benoît Mariage se retrouvent. Cette fois, "Les rayures du zèbre" met en scène un "négrier" du football, venu faire son marché en Afrique pour recruter de jeunes joueurs. Et derrière le portrait de cet agent, c'est une vraie peinture sociale que Mariage dessine. Où l'Europe en prend plein la figure. Est-ce pour cette raison que le financement a été difficile à boucler ? C'est ce que Poelvoorde nous a expliqué.

Synopsis

José est un agent de footballeurs bruxellois qui se pique d'avoir du flair. Afin de repérer des talents prometteurs, il se rend souvent en Afrique. A Abidjan, il pense avoir trouvé un champion quand il déniche Yaya, qui dit avoir 19 ans. Mais le jeune prodige fait a une crise de paludisme le jour de son test dans un grand club. Pour José, c'est donc loin d'être la poule aux œufs d'or. Entretemps, accompagné par son ami Koen, José tombe sous le charme de l'Afrique et surtout de la jolie Gigi. Quand celle-ci lui annonce qu'elle est enceinte, il ne la croit pas, la rejette. Une lâcheté qu'il va vite regretter. Il va tenter de la reconquérir.

La séance de rattrapage, signée Isabelle Huppert

Le géant égoïste : pour la comédienne, Clio Barnard réussi un film âpre sur des petits ferrailleurs, indomptables, qui offre "une vérité, une manière de filmer l'adolescence particulière" et pour la comédienne, on est face à une réalisatrice à suivre absolument.

Synopsis

En marge et exclus de l'école, Arbor, 13 ans, et Swifty, son meilleur ami, errent dans les rues de Bradford, ville du Nord de L'Angleterre. Ils font la rencontre de Kitten, un ferrailleur qui les embauche. A l'aide d'une charrette et d'un cheval, les deux adolescents commencent à collecter du métal. Swifty est à l'aise avec les chevaux, Arbor, lui, semble plus soucieux d'impressionner Kitten et de gagner de l'argent. Kitten préfère Swifty : Arbor se sent exclu et l'amitié entre les deux ados se dégrade. La tension augmente d'autant plus entre eux à mesure qu'Arbor devient de plus en gourmand. Une avidité qui ne sera pas sans conséquences tragiques...

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