Melvil Poupaud, horriblement "Fou d'amour"

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A l'affiche aujourd'hui : les frères Lumière en DVD, Jake Gyllenhaal sur l'Everest, une Castafiore à l'assaut du box office, et Melvil Poupaud dans la peau d'un curé de campagne libertin et assassin.

Melvil Poupaud est à l'affiche depuis mercredi du nouveau film de Philippe Ramos, Fou d'amour , film inspiré d'un fait divers qui a horrifié la France des années 50. L'histoire monstrueuse d'un curé de campagne séducteur et manipulateur, le curé d'Uruffe, qui a assassiné sa maitresse et l'enfant qu'elle portait. Et de ce fait divers pour le moins sordide, Philippe Ramos tire un film étonnamment solaire et léger, dans un premier temps du moins, en nous contant cette histoire par la voix du curé lui-même, la voix en l'occurrence de Melvil Poupaud qui, la tête tranchée, et ceci appartient à la fiction, revient sur ses souvenirs avec une tranquille assurance et joyeuse insouciance.

Et c'est finalement cette insoutenable légèreté qui nous embarque véritablement, comme le souligne le comédien, au plus près de la folie, de la transgression, de la monstruosité : "C'est le portrait d'un homme qui sombre dans la folie, et il est intéressant de le rendre attachant au début, parce que, une fois qu'il se transforme en monstre, on continue de se dire qu'on l'aimait une heure auparavant, que c'était quelqu'un de charmant, et tout à coup, on se rend compte que la folie a pris le pas sur la séduction ." 

Le DVD à ne pas laisser passer cette semaine est un DVD édité par l'Institut Lumière à Lyon, sous la houlette de celui qui le dirige, Thierry Frémaux, et de celui qui le préside, Bertrand Tavernier.

Les sorties en salles mercredi prochain seront encore l'occasion de parcourir le monde,  de la Lorraine, où Philippe Claudel a tourné un très touchant portrait d'adolescent dans Une enfance , au Népal, où le cinéaste Baltasar Kormakur est allé tourner un film d'aventure, peu surprenant mais efficace, Everest , inspiré d'une tentative d'ascension qui, en 1996, avait tourné à la catastrophe, avec dans l'un des rôles principaux Jake Gyllenhaal : "L'Everest est une métaphore de tout ce que vous rêvez de réussir dans la vie. Et c'est comme dans la vie : vous croyez que c'est impossible, et pourtant vous pouvez le faire ."

Le box-office

Anthony Hopkins en médium retraité dans Prémonitions , a pris la tête du classement hebdomadaire devant le quatrième volet de Transporteur, et Benoit Poelvoorde en Dieu déjanté dans "Le tout Nouveau Testament ".

Et parmi les nouveautés de la semaine, c'est "Marguerite ", le film de Xavier Giannoli, qui s'en est le mieux sorti mercredi avec, en une journée, plus de 43.000 spectateurs séduits par Catherine Frot en castafiore tragi-comique.