Cinéma week-end. Vincent Lacoste, du rire aux larmes

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"Amanda" de Mickhaël Hers révèle Vincent Lacoste en acteur de tragédie.   

Amanda de Mickhaël Hers est une tragédie lumineuse, pleine d'espoir, dans un Paris meurtri par une attaque terroriste fictive, mais qui renvoie évidemment à l'année 2015. David 24 ans, insouciant jeune homme qui vit de petits boulots perd sa sœur dans cet attentat, il doit du jour au lendemain vivre ce deuil et s'occuper de sa nièce de 7 ans.   

Amanda est un film sur la reconstruction, la vie et le cinéma après la terreur

Le personnage de David va puiser dans la résilience d'Amanda, Isaure Multrier, gamine novice et très juste devant la caméra, la force de se relever.

Je suis bon public quand il s'agit de pleurer, j’adore le cinéma pour ça, on peut pleurer dans le noir comme une madeleine en toute impunité

Vincent Lacoste

C'est un tournant dans la carrière de Vincent Lacoste, 22 films en moins de 10 ans, on est loin de l'ado boutonneux dans Les Beaux Gosses, son premier long métrage, certes il y a eu Hippocrate de Thomas Lilti et Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré, mais là, après beaucoup de comédies, Vincent Lacoste trouve un rôle qui arrive au bon moment.    

Au dernier festival de Cannes Yomeddine premier film de l'égyptien Abu Bakr Shawky

Yomeddine était en compétition à Cannes en mai dernier, avec un statut de chouchou de la Croisette. Oui, comment résister à cette fable contemporaine dont le personnage principal est un lépreux. Beshay n'est plus malade, mais il reste défiguré et décide, à la mort de sa femme, de partir à la recherche de sa famille qui l'avait jadis rejeté.  

En Égypte, la lèpre est une maladie médicale et sociale, c'est ça que je veux changer

Abu Bakr Shawky

Yomeddine est un road movie naïf mais très touchant. L'acteur principal est un vrai lépreux, il taille la route avec un gamin nubien nommé Obama, sur ce chemin initiatique on croise tous les exclus de la société égyptienne et on pense aux personnages du grand écrivain Albert Cossery. Abu Bakr Shawky nous invite tout simplement à regarder ces êtres humains.    

Aga du bulgare Milko Lazarov, à mi-chemin entre documentaire et fiction

Ada nous transporte chez les Iakoutes, peuple du froid, dans le grand nord sibérien. Film contemplatif, où la beauté des grands espaces aussi blancs que glacés, la lenteur, envoûtent le spectateur.

Nanouk et Sedna, vieux couple de pêcheurs, vivent au rythme de leurs travaux quotidiens : percer la glace, consolider la yourte, attendre un fils qui passe rarement alors que sa sœur qui a quitté ce monde en voie de disparition a été bannie. C'est naïf, mais on se laisse prendre, comme quand le père écoute sur un poste radio la 5e symphonie de Mahler et se dit que cet homme a bien du souffrir pour composer une pareille musique.        

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