Cinéma week-end. Dany Boon au festival de l'Alpe d'Huez : "Faire rire, c'est pour moi primordial, vital"

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Dix ans après "Bienvenue chez les Ch'tis", Dany Boon signe un nouvel hommage à ses racines nordistes dans "La Ch'tite famille" qui sortira dans les salles le 28 février. 

Le sixième long métrage de Dany Boon, La Ch'tite famille, a été présenté mardi16 janvier, en ouverture du 21e festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez. Un nouvel hommage à ses racines nordistes, oscillant entre rire et nostalgie. À cette occasion, Dany Boon s'est longuement confié à Fabrice Leclerc, consultant cinéma de franceinfo.

"Il y a beaucoup de choses personnelles et intimes de mon histoire, dans ce film, confie Dany Boon à Fabrice Leclerc. J'ai dû attendre 15 ans d'analyse, passer la cinquantaine, pour écrire et parler de moi, de ma famille et de mon rapport à mes parents. Ça parle du fait qu'on reste toujours les enfants de ses parents, et c'est important de garder ce lien et de jamais oublier d'où l'on vient".

Un film aussi touchant que drôle 

"Il était hors de question que je fasse une suite à Bienvenue chez les Ch'tis, poursuit Dany Boon. Il faut que les gens sortent du film en étant émus. Très souvent dans la comédie, il faut qu'il y ait une friction entre plusieurs mondes pour arriver à faire rire et à créer des scènes. Et moi, j'ai grandi entre deux cultures, la culture kabyle et la culture ch'ti, et c'est vrai que je suis sorti d'un monde simple, prolétaire, très modeste, et je suis arrivé dans le milieu parisien du show business. J'ai mis longtemps à accepter de gagner plus d'argent que mes parents, c'est une drôle d'impression." 

Pour vous, la société française est scindée entre deux mondes qui ne se parlent pas ?

"Non, je ne pense pas, souligne Dany Boon, les deux mondes qui ne se parlent pas, c'est le monde des curieux et le monde des peureux. Les peureux qui peuvent devenir très agressifs car ils n'aiment pas la différence, le changement. Ils ont peur de l'autre et ils sont dans des clichés, des schémas très arrêtés, très écrits. Je parle de ça à travers mes personnages, mais en même temps, moi, j'aime ce monde-là, j'aime ce parisianisme aussi, je le montre tel qu'il est, mais c'est quand même un monde formidable, et c'est toujours la frontière entre partager son savoir et étaler sa science.

Comment vivez-vous ce lien qui dure depuis toutes ces années avec votre public ?

"Il y a une chose importante : moi je continue à travailler parce que j'ai envie de faire rire et d'émouvoir, c'est ma motivation, c'est mon oxygène. Faire rire, c'est pour moi primordial, vital. Et moi j'aime les gens, et on avance dans la vie et on vit bien quand on partage des choses avec les autres. Je suis très attaché à ça, à ce lien-là, au fait de rester dans l'humain au maximum, surtout dans un monde qui l'est de moins en moins", conclut l'enfant chéri des Nordistes. 

Le Grand prix du 21e festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez sera décerné ce samedi soir.

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