Les problèmes du 787 pourraient coûter cher à Boeing

Le dernier né de BOEING, le 787 est donc cloué au sol. Il faut remonter aux années 70 lors de la mise en ligne du 747, pour retrouver des problèmes d'une ampleur comparable chez BOEING, mais à l'époque, plus que le constructeur, c'est le motoriste Pratt et Withney qui avait été mis sur la sellette.On connaît la suite, et l'incroyable succès planétaire de cet avion qui, disons-le, est à l'origine de la démocratisation du transport aérien.

 Le cas du 787 semble un peu différent. Depuis sa mise en
service commerciale, il y a un peu plus d'an, le 787, a été victime d'une série
d'incidents n'ayant aucun lien entre eux. La situation serait plus simple, si
les problèmes du 787 étaient concentrés autour des batteries au lithium, à
l'origine de la recommandation de l'aviation civile américaine, de clouer au
sol, l'ensemble de la flotte mondiale, une cinquantaine d'appareils au total.

Si l'intégrité du 787 n'est pas remise en cause , des questions restent en
suspens quant à la qualité des finitions de l'avion. La FAA est en première
ligne, car responsable de la certification du 787 et de l'ensemble du processus
de construction. L'autorité américaine va enquêter en interne et peut-être revoir
certaines procédures de suivi de qualité.

Le 787 a fait appel à de technologiques
très innovantes
comme l'utilisation massive de composites ou le recours à des
systèmes électriques très complexes, sur les systèmes de freinage, le dégivrage
ou le conditionnement d'air. De plus sur cet avion, Boeing, a largement travaillé avec des
sous-traitants répartis dans le monde entier. Une délocalisation mal maitrisée
par le constructeur de Seattle, d'où les
trois ans de retard sur les premières
livraisons, fin 2011.

Le risque aujourd'hui, c'est un effet domino . Si les
problèmes du 787 venaient à perdurer, les répercussions pourraient être
importantes pour les fournisseurs et les nombreuses sociétés françaises qui ont
travaillé sur l'avion, à commencer par Messier, le groupe Zodiac et Latécoère, échaudé
par les difficultés d'industrialisation de l'A380.  Fabrice Brégier, le patron
d'Airbus s'est montré cette semaine, 
très solidaire des difficultés de Boeing, en attendant le premier vol
de l'A350, concurrent du 787, prévu normalement à la fin du mois de juin
prochain.

Berlin incapable de finir son aéroport

Un véritable fiasco, qui écorne sérieusement  la rigueur germanique. L'ouverture du nouvel
aéroport de Berlin Brandenburg, baptisé Willy Brandt, reportée pour la cinquième
fois, sans aucune nouvelle date précise. 
Brandenburg doit remplacer Tempelhof et Tegel. Lancée il y a 20 ans, la
nouvelle installation aurait du ouvrir en 2011, symbole tardif de la
réunification de la ville et de sa modernité. Cause principale du report, une
série de déficiences techniques sur le système de détection incendie. De plus,
le système de câblage informatique monté dans la précipitation ne marche pas.
Plus grave, l'aéroport serait sous-dimensionné par rapport à l'augmentation du
trafic. Et il faudra donc encore pousser les murs. Le coût de l'infrastructure
avoisine déjà les 4,5 milliards d'euros. Et la facture pourrait encore
s'alourdir. Tirant les conséquences de cet échec, le maire de Berlin a
démissionné de son poste de président du conseil de surveillance de l'aéroport.

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