L’A321 de Metrojet : ce que l’on sait de l’avion russe qui s'est crashé dans le Sinaï

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Il est totalement prématuré de tenter d’expliquer les raisons qui ont conduit à la perte de cet A321 de la compagnie russe Metrojet. Seule une analyse complète des différents éléments de la carlingue permettra de dire si l’appareil s’est désintégré en vol, ou s’il s’est écrasé intègre dans cette zone montagneuse du Nord Sinaï.

Si les débris sont éparpillés sur des dizaines de kilomètres,  la thèse d’une explosion en vol pourra être envisagée. En revanche, s’ils sont plus concentrés, cela voudra dire que l’avion a peut-être tenté un atterrissage d’urgence suite à un problème technique par exemple.

Les enquêteurs se pencheront également sur les derniers contacts radio échangés entre les contrôleurs égyptiens et les pilotes. Seule piste réellement écartée, celle d’une mauvaise météo. Aujourd’hui, différents sites Internet, tel que Flight Radar 24 permettent de suivre en temps quasi-réel, la trajectoire, la vitesse et l’altitude des avions. Visiblement, l’appareil ne semble pas avoir chuté de manière totalement incontrôlée.

Cet A321, version allongé de l’A320, le best-seller d’Airbus, était exploité par Metrojet, depuis trois ans. Il n’appartenait pas à la compagnie russe, mais au loueur américain ILFC. Un appareil en milieu de vie, entré en service en 1997, après avoir servi chez MEA au Liban, cher Onur en Turquie et puis Saudi Arabian à Djeddah.

De possibles tensions entre les pays chargés de l’enquête

L’accident ayant eu lieu sur son territoire, c’est l’Egypte qui va être chargée de l’enquête conformément aux conventions de l’OACI, l’Organisation de l’aviation civile internationale. Moscou y sera associée en raison de la nationalité des victimes et du pavillon de la compagnie. S’agissant d’un Airbus, des experts du Bureau Enquêtes Analyses et du constructeur seront également présents, de même que des représentants du motoriste, le britannique Rolls Royce.

Comme en 2004, lors de l’accident du Boeing 737 de Flash Airlines, déjà à Charm El Cheick, il faut s’attendre à des tensions, entre le Caire et Paris. L’Égypte n’a jamais voulu reconnaitre la responsabilité de son commandant de bord, un ancien général de l’armée de l’air formé chez les Russes, qui n’avait pas vu que son avion partait en virage engagé et qu’il ne s’agissait pas d’un "avion poubelle" mais bel et bien d’une erreur de pilotage.

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