La grève des PNC, nouveau coup dur pour Air France

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Deux mois après les pilotes, la grève des hôtesses et stewards d’Air France fragilise, encore un peu plus, la compagnie déjà impactée par les attentats de Bruxelles et de Nice, mais aussi par une situation économique mondiale très incertaine, où la plupart des transporteurs aériens ont vu, ces derniers temps, leur recette unitaire chuter, ou du moins s’effriter.

Les syndicats d’hôtesses et stewards attendent des garanties plus longues

Cette grève tombe mal en plein chassé-croisé estival. En cette période de crise, de tensions extrêmes, où tout le monde a besoin de souffler, de partir en vacances, elle n’est pas forcément justifiée et surtout difficilement acceptable en terme d’image pour la compagnie.

 

Pour essayer de faire simple, Jean-Marc Janaillac, le nouveau PDG du groupe souhaitait prendre ses marques avant d’entamer de véritables négociations avec les différentes catégories de personnels. Donner du temps au temps, sans verrouiller, sur plusieurs années des accords collectifs sur les conditions de travail et de rémunération.

 

La méthode a été comprise par les pilotes. Elle n’a pas été acceptée par les hôtesses et stewards. Il faut dire qu’avec les PNC, le courant est moins bien passé, notamment lors d’un vol de contact, de présentation sur Bogota, il y a une dizaine de jours.

 

Les syndicats d’hôtesses et stewards attendaient des garanties, sur cinq ans et non sur 17 mois, jusqu’en mars 2018. Cela nous conduit, après la présidentielle, d’où une crainte des PNC. Était-ce réellement un motif de grève ? C’est à l’opinion publique d’en juger.

Un problème de communication récurrent chez Air France

Les vraies raisons de cette grève sont ailleurs. Le problème d’Air France est toujours le même. C’est avant tout l’échec d’une communication, aussi bien en interne qu’en externe. Comme chez les pilotes, les personnels au sol, ou la maintenance, il y a un ras le bol général avec une impression de ne pas être entendu, de ne pas être reconnu, de ne pas savoir où va le groupe.

Qu’en est-il des sujets d’avenir ?

Les sujets sont nombreux. La liste est exhaustive, quels accords de périmètre avec KLM, avec TRANSAVIA, quel avenir pour le court-moyen-courrier ? Bref, un peu l’impression de tourner en rond, de se répéter, de ne pas aborder les sujets d’avenir. 

 

En attendant, KLM est en train de prendre le large en terme de rentabilité. Et discrètement, la compagnie à bas coûts Norwegian a inauguré avant-hier soir, son premier vol Transatlantique entre Paris et New York.

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